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CHRONIQUE PAR ...

85
JC
Cette chronique a été mise en ligne le 04 août 2011
Sa note : 5/20

LINE UP

-Rodrigo Alfaro
(chant)

-Gustav Brunn
(guitare)

-Max Huddén
(guitare)

-Stefan Bratt
(basse)

-Julian Guedj
(batterie)

TRACKLIST

1)Logic
2)Bitter Blood
3)All in a Days Work
4)Unrest
5)Different Hearts, Different Minds
6)Numb
7)Contemplation
8)Feed the Fire
9)Closer to the End
10)Hook, Line and Sinker
11)Black Hole
12)Voracious Appetite
13)Heartsease

DISCOGRAPHIE


Atlas Losing Grip - States Of Unrest
(2011) - rock Punk Rock - Label : Black Star Foundation



En cette ère où le numérique règne en maître, il est une mauvaise habitude que les labels semblent avoir pris : ne plus envoyer de promos sous forme CD. Oui, cela devient extrêmement rare, maintenant c’est plutôt un lien You Send It et basta. Alors imaginez, quand on en reçoit un pour la première fois, l’excitation est au rendez-vous. On déballe le paquet en manquant de mouiller le pantalon; un peu comme un gamin le soir de Noël. À ce moment précis, tout le monde il est merveilleux et mon Dieu que l’objet est magnifique. On enfonce délicatement la galette dans la planète et… voilà que le doux rêve s’arrête. Retour à la réalité !

En général, c’est de l’autre côté de l’Atlantique qu’on s’attend à voir venir un groupe de punk rock mais ici, la « sucrerie » nous vient d’une terre bien moins estivale : la Suède, dont on a plutôt tendance à retenir d’autres scènes. Et l’on comprend vite pourquoi avec ce malheureux exemple qu’est States Of Unrest. Ici, un punk rock entendu et ré-entendu où les idées de composition semblent avoir été puisées chez beaucoup de leurs ainés américains (et pas les meilleurs). Manque de créativité ? Ou preuve que le registre s’est essoufflé ? L’inspiration chez les autres va même jusque dans la pochette où l’on retrouve l’idée d’un « cœur-bombe » (vous avez deviné ?). Oui, là c’est peut être un peu chipoter, car dans l’ensemble l’artwork est pas trop mal… mais quand même !

Au fond, on se dit que le manque de créativité est quelque chose que l’on peut pardonner, sauf que parfois ça semble difficile. Et quand l’écoute générale se révèle être à l’opposé du jouissif, ça perd encore plus de points. Compositions plates, incroyablement linéaires où toutes les transitions entre les plans sont téléphonées ; chant rapidement insupportable, petits passages mélodiques clichés à la guitare et on en passe. Tout ça n’est en soit pas dérangeant, excepté le chant, sauf que là on s’ennuie, on s’endort même (à plusieurs reprises). On en vient d’ailleurs à trouver ça dommage car si le fond n’est pas au rendez-vous, la forme est loin d’être dégueulasse avec une production propre et fidèle au son punk rock américain actuel. D’ailleurs à ce sujet, sur la page Myspace on peut lire « Southern Rock »… la bonne blague !

L’écoute se termine avec grand peine. L’album est aussitôt rangé au fond de la discothèque et on parie qu’il y restera un bon moment. Peut-être qu’il sera ressorti pour le fun uniquement (et en fond sonore) à l’occasion d’une méga teuf piscine/skate/barbeuc’/alcool à l’américaine… mouais, et encore… on préfèrera écouter certains de ses congénères. Les fans du registre y trouveront probablement leur compte et pour ceux qui souhaitent replonger dans leur jeunesse, à l’époque où ils ont commencé par le punk rock l’expérience se tente. Le tout étant de savoir combien de pistes ils pourront tenir avant de retourner à ce qui aura bercé leur adolescence. Dur de faire son trou dans ce registre (épuisé ?) et dont l’âge d’or semble bien terminé (nostalgie).



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