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CHRONIQUE PAR ...

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Cedric
Cette chronique a été mise en ligne le 29 juillet 2011
Sa note : 9/20

LINE UP

-Hell Hofer
(chant)

-Hampus Klang
(guitare)

-Erik Almström
(guitare)

-Adam Hector
(basse)

-Gustave Hjorstjö
(batterie)

TRACKLIST

1)Highway Pirates
2)
Back on the Road
3)
Stay Wild
4)
Blood Run Hot
5)Fire and Dynamite
6)
Down and Out
7)
Knuckleduste
8)
Heavy Metal Dynamite
9)
City Lights
10)
Into the Night

DISCOGRAPHIE


Bullet - Highway Pirates
(2011) - hard rock sous-AC/DC - Label : Black Lodge




Je n’ai pas énormément de problème dans ma vie. Mais il y a plein de choses que je qualifie d'« importantes ». La recherche de l’album parfait en est une. J’en ai passé un paquet, des « grands albums ». De Appetite For Destruction à Master Of Puppets, en passant par Number Of The Beast et Far Beyond Driven. Je ne parle même pas de South Of Heaven, Heaven And Hell, de Four ou encore de Downward Spiral et Psalm 69. Highway Pirates de Bullet N’EST PAS de cette trempe. Et loin de là.

Alors oui, ça fout toujours la trique d’écouter des rythmiques de motards qui parcourent les autoroutes des States à toute berzingue… Vous remarquerez au passage qu’en tout bon rockeur de base qu’il est, le français fan des USA (donc de Johnny  - bien qu’il ne soit pas, techniquement, américain, d’AC/DC - bien qu’ils ne soient pas, non plus, américains - et des Hell’s Angels) n’a jamais mis les pieds sur les terres de l’Oncle Sam. S’il y était allé, il se serait rendu compte que les autoroutes yankees sont aussi chiantes que l’A6 ou que l’A20 entre Limoges et Montluçon. Plus longues, plus droites, mais aussi chiantes. Ah, les clichés. L’album d’aujourd’hui, Highway Pirates, c’est un peu comme le If You Want Blood You've Got It d’AC/DC, en plus court, plus linéaire, en largement plus pénible. C’est truffé de gimmicks, de clichés en veux-tu, en voilà, de « pouêt-pouêts », de « boom-booms », y a même des bruits de foule en furie… Si Si.

La track list est une blague en soi. Un peu comme Manowar qui ne maitrise qu’une trentaine de mots et les met dans des ordres différents pour trouver le nom de ses morceaux, Bullet utilise les termes phares du hard classique : "Highway", "Back on the Road", "Stay Wild", "Blood", "Fire", "City", "Night". Deux morceaux comprennent le mot "Dynamite", chapeau, c’est ORIGINAL. Côté musique, je vous propose de piller allègrement le patrimoine HISTORIQUE de l’Humanité, en tapant chez AC/DC donc, en prenant une pincée d’Accept et quelques poils du Priest. Une production irréprochable, des morceaux rock n’roll fédérateurs, joyeux et ensoleillés, une bonne patate. Ça ne vous rappelle rien ? Si. Airbourne le fait. Skew Siskin aussi, à sa manière. Et plein d’autres groupes le font aussi. Et moi, bah je ne comprends pas l’intérêt de faire de la musique si générique… Simple point de vue hein.

Donc du coup, approfondir la critique de l’album n’est pas chose aisée parce que je n’aime pas. Je n’aime pas ces groupes qui possèdent tous les atouts techniques pour réussir, une bonne maîtrise de leurs instruments, et un vrai sens de la composition (et c’est vrai, "Highway Pirates" et "Fire and Dynamite" pourraient être des petites pépites d’or si la soupe n’avait pas tourné depuis la fin des 80’s) mais qui se complaisent dans la réécriture de l’histoire à leur sauce. Et puis sérieux, nous faire le coup du faux public sur "Fire and Dynamite", bah ça tue le morceau qui est pourtant bon. Parce que si les gars veulent avoir un stade sur leurs refrains, bah qu’ils commencent à faire du son qui tue. Et le reste suivra. Au point où ils en sont, ils ont dû sampler les cris depuis un live du groupe d’Angus et Malcolm Young et moi, je trouve ça triste. Bref. Moi, je veux pas casser pour casser, mais si je veux écouter du hard, je me tourne vers les Grands, pas vers les suiveurs qui se contentent d’exploiter un filon largement épuisé.


Bons riffs, bonne dynamique, sûrement une grande honnêteté dans l’écriture des morceaux, ce Highway Pirates n’est pas à jeter à la poubelle dans un élan de rage causée par une perte de temps d’une quarantaine de minutes. Néanmoins, il ne faut pas se mentir, aussi sympathique qu’elle soit, la musique des gars de Bullet ne restera pas gravée dans nos mémoires. Et s’ils ont des fans, je pense que c’est plus par sympathie que par reconnaissance d’une qualité intrinsèque. Maintenant, faut voir ce qu’on cherche : le Foin, le Divin, ou le Purin. Moi, j’ai choisi. Désolé pour eux.


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