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CHRONIQUE PAR ...

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Malice
Cette chronique a été mise en ligne le 17 juillet 2011
Sa note : 8/20

LINE UP

-Sven Friedrich
(tout)

TRACKLIST

1)Under the Skies
2)Why Did I Raise the Fire
3)No Apologies
4)More Than This
5)Parasites
6)Such a Shame
7)Where Are You
8)The Rising Doubt
9)Pain Goes By
10)Until I'm Back
11)The Line of Sight

DISCOGRAPHIE

Frontiers (2011)

Solar Fake - Frontiers
(2011) - electro - Label : SPV



Il m'est arrivé de me poser la question sacrée : à quoi sert la musique ? Pour certains, c'est un moyen de faire passer des messages. Pour d'autres, un moyen de s'évader. Pour d'autres encore, c'est un fond sur lequel danser. Dans ce cas, la musique techno ou électro doit-elle forcément être intelligente ? Pas forcément, car la danse n'indique pas la réflexion. Néanmoins, lorsqu'un album de ce genre me parvient et que je ne ressens ni le besoin de danser, ni le besoin de l'écouter en entier, c'est qu'il y a un problème.

Mon impression dominante après être (enfin) arrivée au bout du nouvel album de Solar Fake fût une impression d'avoir perdu mon temps : très peu de pistes ont suscité mon attention de manière à ce que je les écoute jusqu'au bout, et quasiment aucune chanson ne m'a donné envie de me trémousser sur une piste de danse. La raison en est bien simple : le son est plat, peu intéressant et la seule variété dans les morceaux et la voix de Sven Friedrich, passant du cri à un chant mélodique qui aurait sans doute été plus intéressant avec un meilleur fond sonore. Souvent la structure des morceaux est classique, ne laissant à l'auditeur aucune surprise. Quant aux titres, même si la plupart d'entre eux sont agréables écoutés séparément ("Under the Skies", "Why Did I Raise the Fire", "Pain Goes By"), l'ensemble est d'une uniformité décourageante.

Aucune surprise non plus du côté de la musique : cette dernière est construite de manière classique et on y retrouve toujours les mêmes sons électro. De temps en temps, un piano vient agrémenter le tout et on l'accueille comme le messie, heureux d'un petit changement. Seuls "Until I'm Back" et son côté lourd, ainsi qu'une sorte de slow commencé au piano baptisé "The Line of Sight" se démarquent vraiment de l'ensemble, sans être pour autant de très bons titres. Les autres sont à l'image de l'album lui-même : Moyens et sans surprises. Et pourtant, il semblait y avoir de l'idée dans le crâne de Sven...


Le constat final est affligeant : on termine Frontiers en haussant les épaules, pas plus changé qu'avant. Cet album ne changera la vie de personne, et je doute qu'il reste longtemps  dans la discothèque de quiconque. La musique devrait toujours avoir une utilité, un fond, sous peine de finir par faire corps avec le néant, comme malheureusement ce fût le cas avec Frontiers.


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