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CHRONIQUE PAR ...

73
Dimebag
Cette chronique a été mise en ligne le 16 juin 2011
Sa note : 16.5/20

LINE UP

-Tommy Hjelm
(chant+guitare)

-Martin Rygge
(guitare)

-Ola S. Hana
(basse)

-Truls Haugen
(batterie)

TRACKLIST

1)Death for Me, Death for You
2)Surviving Self Resentment
3)Alone in a Crowd
4)
Overrated
5)Social Woes
6)Burn in Beautiful Fire
7)Envy the Dead
8)
Perversion
9)
Nothing to Live For
10)High on Rejection

DISCOGRAPHIE


Insense - Burn In Beautiful Fire



Bon, derniers papiers avant le Hellfest, il s'agit de faire ça bien, même si j'ai déjà la tête à Clisson. Et pour les faire choses bien après la french claque Nephalokia, ben rien de tel qu'une bonne découverte suédoise qui te casse en deux ! Et je dois dire qu'avec Insense j'ai été plutôt servi. Moi qui adore l'éclectisme en matière de métal, les mariages et mélanges de genres, l'originalité et la prise de risque, j'ai trouvé avec ce groupe de bonnes raisons de continuer à me dire que non, décidément, cette bonne vieille scène si chère à nos cœurs ne mourra JAMAIS.

Bon après quand je dis découverte, j'avoue être un peu à la masse, Insense ayant quand même été fondé en 1999... Mais le groupe s'est fait rare, a produit peu d'albums (celui-ci est le 4e) et donné finalement assez peu de concerts. En même temps quand on voit la qualité du travail de composition effectué sur le présent opus, on comprend assez vite pourquoi ils n'en sortent pas un comme ça tous les 6 mois. Le père Anders Friden, qu'on ne présente plus à AUCUN d'entre vous je l'espère, ne s'y est lui pas trompé et a pris le groupe sous son aile, devenant leur manager. Le père Daniel Bergrstrand, qu'on ne présente plus non plus, a lui aussi très vite repéré le méchant potentiel de ce Burn In Beautiful Fire et a accepté d'habiller celui-ci d'un son monstrueux, dont la prod' se situerait entre le meilleur de Textures, Meshuggah ou In Flames. Lourd donc, très lourd. Puissance, clarté, tout y est. Sur le fond, c'est là que les choses se compliquent singulièrement. Clairement, Insense sonne scandinave, et les grosses influences death mélo de la scène de Göteborg qui vont bien sont présentes, notamment sur les refrains en voix claire qui ne sont pas sans rappeler les derniers In Flames. Mais Insense, c'est beaucoup plus que ça, et les Suédois empruntent aussi à des groupes un peu plus techniques et casse-gueule en termes de groove, Textures et Meshuggah en tête. Et surtout, Insense, et bien c'est finalement un truc très personnel et qu'il n'est pas évident de rattacher à qui que ce soit.

Alors OK les vocaux renvoient aussi bien à The Haunted ou Scarve (si si, allez dire le contraire après avoir écouté le refrain de ''Perversion'') qu'à la scène hardcore pour la diction scandée et revendicative des parties hurlées, mais également à Steven Wilson sur les parties plus calmes ! Bon frontman donc, qui semble se balader et varier à merveille. À voir en live d'ailleurs, c'est presque trop beau pour être vrai... OK, certains riffs et surtout les structures hyper libres et progressives des morceaux sonnent vraiment comme du Textures période Drawing Circles (''Death for Me, Death for You'' ou ''Envy the Dead''), et OK quelques breaks rappellent effectivement la scène deathcore US actuelle (notamment sur ''Envy the Dead''), mais allier tous ces éléments-là dans un mariage qui, en plus d'être tout à fait digeste, s'avère contenir sa dose de petites tueries, c'est du très haut niveau et on ne peut que s'incliner devant le talent des mecs. Le groupe a cette capacité à varier les ambiances et les tempo au sein d'un même morceau sans qu'on en ressente jamais la moindre lassitude ou qu'on y décèle un manque de cohérence. L'ensemble est carré, massif, et putain il arrache ! Écoutez le développement d'un ''Perversion'' pour vous en convaincre. Et puis reste ce groove, mon Dieu, présent sur tous les morceaux, t'écrasant la nuque sans pitié, sans répit ; notamment sur ''Surviving Self Resentment'', ''Overrated'' ou le tubesque ''Alone in The Crowd'', qui renvoie aussi bien à la scène hardcore new school d'un Defeater qu'à Devin Townsend ou, encore une fois, Textures (à mon sens influence majeure de cet album).


Bref, en ce qui me concerne, l'ensemble tue et c'est une véritable révélation ! Aussi puissant que mélodique, aussi progressif que direct, aussi pop que barré et inaccessible, il y a de tout sur ce Burn In Beautiful Fire. Après, cela ne plaira clairement pas à tout le monde. Prêcheurs monomaniaques adeptes d'un seul style et défendant votre pré carré bec et ongles, passez votre chemin, vous allez détester ces petits salopards transgresseurs et casseurs de codes ! Pour les autres, jetez vous dessus, c'est du tout bon. Petit coup d'œil au running order du Hellfest... Merde, ils y sont pas !




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