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CHRONIQUE PAR ...

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Althor
Cette chronique a été mise en ligne le 05 juin 2011
Sa note : 13.5/20

LINE UP

-Per Karlsson
(chant)

-Richard Lagergren
(guitare)

-Christian Lindell
(guitare)

-Joel Pälvärinne
(basse)

-Anders Persson
(batterie)        

TRACKLIST

1)Beast of Fire
2)Infinite Descension
3)
The Wilderness Beyond
4)Bloodbath
5)Darkness Forever
6)The Nightcomers
7)The Passion
8)Der Todesking

DISCOGRAPHIE


Portrait - Crimen Laesae Majestatis Divinae
(2011) - heavy metal - Label : Metal Blade Records




Portrait est un groupe suédois de heavy metal plutôt confidentiel, qui sort en ce mois de mai son 2ème album. Leur précédent avait relativement bien été accueilli auprès des fans du genre, tout en gardant un rayonnement limité. Le fait d’avoir signé chez Metal Blade devrait leur donner un coup de boost, à condition que la musique proposée ici soit de qualité. Voyons ce qu'ont à nous proposer les têtes pensantes du groupe : les deux gratteux Lindell et Lagergren.

En regardant la tracklist de ce disque, une première chose surprend : la longueur des titres. En effet, ils font tous plus de 5-6 minutes. Pour du heavy ce n’est pas si traditionnel. Et à l’écoute ça se confirme, les structures de ces morceaux ne sont pas triviales. Du coup plusieurs écoutes sont nécessaires avant de rentrer véritablement. Et on a en outre l'impression d’avoir une quinzaine de titres, tellement ça varie à l’intérieur d’un même morceau. "Beast of Fire" donne directement le ton et demeure plutôt efficace. Le morceau suivant "Infinite Descension" est l’un des plus courts et pourtant un des plus réussis, notamment avec ses lignes de chant un peu plus originales à certains moments. "The Wilderness Beyond", petite interlude acoustique, coupe un peu cette bonne dynamique, peut-être aurait-elle gagné à être placée un peu plus tard. Mais mine de rien, cet intermède est plutôt réussi avec ce duel de guitares acoustiques/électriques. Ça repart après avec "Bloodbath" où les riffs pleuvent littéralement de manière hallucinante.

"Passion" est le morceau le plus faible, rien ne fonctionne vraiment ici, les riffs s'enchaînent mal et sont desservis par le chant. La dernière piste "Der Todesking" est vraiment exceptionnelle de par sa progression, ses variations et ses ambiances. Difficile de ne pas headbanger après la reprise de gros riffs suite à un break efficace. Le chant est également moins aigu que sur le reste de l’album. C’est étonnant car il est bien plus efficace comme tel, et largement moins fatigant. C’est d’ailleurs l’un des points négatifs, à la longue, le chant n'est vraiment pas facile à supporter, on en vient à ne vouloir que des parties instrumentales. C’est vraiment dommage que ça soit ce registre le plus utilisé, car le père Karlsson, nouveau venu d’ailleurs dans le line up, possède visiblement un registre assez large. Il y a une chose qui n’a pas encore été abordée, ce sont les soli, inutile de préciser qu’ils sont présents à foison tout le long de la galette et sont quasiment tous bien inspirés, ils font vraiment partie intégrante de la musique de ces Suédois.


Le résultat est honorable, avec cette créativité assez développée d'où découle un nombre incalculable de riffs. C'est assez inhabituel pour un genre qui à l’accoutumée a une approche assez directe. Il faut d’ailleurs plusieurs écoutes attentives pour rentrer véritablement dans l’action de cet album. D’un autre côté, on a quand même la présence de morceaux un peu brouillons où la sauce ne prend pas. Le chant peut être gênant par moments, et on aurait aimé qu’il soit mieux utilisé pour rendre l’ensemble un peu plus direct. Il n’empêche que le groupe en démontre et devrait séduire les amateurs de heavy traditionnel.



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