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CHRONIQUE PAR ...

87
Malice
Cette chronique a été mise en ligne le 21 mai 2011
Sa note : 12.5/20

LINE UP

-Alexx Wesselsky
(chant)

-Noël Pix
(guitare)

-Jürgen Plangger
(guitare)

-Maximator
(claviers)

-Martin Motnik
(basse)

-René
(batterie)

TRACKLIST

1)Eiszeit
2)Vergissmeinnicht
3)Herzdieb
4)Schwarze Witwe
5)Leider
6)Böse Mädchen
7)Kann Denn Liebe Sünde Sein
8)Ohne Dich
9)Die Engel
10)Heilig
11)This Is Deutsch
12)Eisbrecher
13)Willkommen in Nichts
14)Adrenalin
15)Kinder der Nacht
16)Segne deinen Schmerz
17)
Amok
18)Gothkiller
19)Kein Mitleid
20)Eiskalt Erwischt

DISCOGRAPHIE

Eiskalt (2011)

Eisbrecher - Eiskalt
(2011) - electro gothique industriel - Label : AFM Records



Une fois n'est pas coutume (ou du moins je l'espère), il me faut chroniquer un best-of, c'est à dire juger les chansons considérées soit par un artiste soit par son public comme ses meilleures. Constat effrayant: cela ressemblerait presque à juger toute la discographie dudit groupe, condensée en un album. Vais-je m'en sortir ? Mes lecteurs (qui seront sans doute restés au moins jusqu'à cette phrase) n'en ont cure, puisqu'ils n'attendent de moi que mon opinion sur Eiskalt. Qu'ils se rassurent, je ne les décevrai pas.

Le premier problème d'Eiskalt est évident, même pour celui qui ne l'a pas encore écouté : sa longueur (28 titres en comptant les remix). Et croyez-moi, autant de tubes à la suite s'avère lassant. Pourtant la musique d'Eisbrecher n'est pas mauvaise, elle est directe, simple et entraînante et justement, la lassitude vient de là : Toutes ces chansons sont des hits qui semblent faits uniquement pour être écoutés en boîte de nuit gothique. Autre mauvais point : même si Eisbrecher possède un son qui lui est propre, un sérieux manque d'audace se fait sentir à travers ces titres. N'y aurait-il pas une chanson qui pourrait sortir du lot ? À vrai dire... non.

Heureusement, nos amis allemands savent quand même faire de bonnes compos : La très Rammstein-ienne "Eiszeit", plus puissante que ses consoeurs, donne très bonne impression pour un début d'album. Même remarque pour "Schwarze Witwe" et son ambiance sombre (Eisbrecher a su piocher dans l'indus pour faire bien. Pourquoi pas ?) Et ce sera ainsi tout au long du best-of, les bons tubes jongleront avec les chansons fades, voire carrément mauvaises (la niaiseuse "Vergissmeinnicht" ou encore l'insignifiante "Leider", qui se fait oublier au milieu des autres). Au bout de dix chansons, une constatation obligatoire se fera alors : Eiskalt ? C'est long... et pas forcément agréable.


Alternant ainsi entre suffocation gothique et kitscheries technoïdes, Eisbrecher nous livre un best-of long et inégal. Cela veut-il dire que le groupe est à jeter ? Difficile de l'affirmer, car je ne le répéterais jamais assez, Eiskalt est un best-of, et un best-of n'est pas un album fait pour juger un groupe. Quelles conclusions en tirer ? Qu'il faut plus qu'une collection de hits pour faire un vrai album ? Que peut-être Eisbrecher vaut vraiment le détour ? Qu'un best-of, ça sert à faire du fric ? Affaire à suivre.


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