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CHRONIQUE PAR ...

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Dimebag
Cette chronique a été mise en ligne le 18 avril 2011
Sa note : 12/20

LINE UP

-Obimahan Ismahil
(chant)

-Hannes Koller
(chant+guitare)

-Sahid Al Atmaah "Sid"
(guitare)

-Radek Karpienko 
(basse)

-Chris
(batterie)

TRACKLIST

1)A Journey Begins
2)Fortress of No Hope
3)The Day the Books Will Burn Again
4)The Suffering of John Doe
5)Rassenhass
6)O5
7)No Pasarán
8)The Grin Behind the Mirror
9)Gipfelstürmer
10)Le Saboteur
11)Mediafada
12)O5
13)Ashes of Failure
14)Between Poets and Murderers
15)A Martyr’s Dawn
16)... Surrounded By Darkness We Are Able to See the Stars

DISCOGRAPHIE

Riotology (2011)

Artas - Riotology




Aaah l'Autriche, ses montagnes, ses tyroliens, sa gastronomie fine, ses partis politiques si libéraux et tolérants, sa scène métal tellement vivace...Euh non attendez. Le métal autrichien en fait, même en cherchant bien, à part les poètes lyriques de Belphegor je vois pas. Mais si bien sûr, Artas ! Bah ouais Artas. Non ? Bon j'avoue que moi non plus je ne connaissais absolument pas ce groupe. Paraît qu'ils ont sorti un premier opus en 2008 et que ce Riotology est le second.


Et donc comme je suis pro à fond, écoute rapide du premier album. Constat : mouais bof, mais surtout, au nom de tout ce qui est saint, c'est QUOI cette vilaine reprise de Coolio (et ouais, ''Gangsta's Paradise'' les ami(e)s...à écouter quand même, ça vaut le détour ne serait-ce que pour se taper une bonne barre) ? Bref. Passons au second opus, qui nous intéresse aujourd'hui. Premier point positif : pas d'immonde reprise dévoyant un (relatif) classique du hip hop. Second point positif : artwork sympa. Troisième point positif, ça ne s'arrête plus : une prod' de qualité, un son puissant et clair (merci Jacob Hanssen). Quaaaatrième point positif, décidément : un opener, ''Fortress of No Hope'', qui envoie tout de même bien le bois. Un petit cinquième ? Ce groupe est pro, sait jouer, indéniablement : section rythmique bien carrée, variant correctement voire parfois un peu trop les tempos et les ambiances, gratteux loin d'être manchots, et deux bons vocalistes capables d'évoluer dans plusieurs registres (growl, hurlement core, vibrato heavy, voix claire et même chant un peu rappé) ET dans plusieurs langues, mais si ce dernier aspect n'est finalement pas, à mon sens, un avantage. Sixième point positif, hum, eh bien non c'est tout en fait. Par contre côté reproches, remontrances et autres admonestations, il y a matière à converser, ou plutôt à monologuer en l'occurrence. Déjà, cet album m'a semblé beaucoup trop long : à moins de pondre un putain de chef d'oeuvre (cf chronique du dernier Sylosis dans ces pages), quasiment 70 minutes pour du métalcore thrasho-moderne, c'est too much.

On se lasse et les dernières compos sont, mise à part l'assez bonne ''Ashes of Failure'', assez dénuées d'intéret, notamment la dispensable closer-ballade ''Surrounded By Darkness We Are Able to See the Stars''. Deuxième chose : être cosmopolite et ouvert c'est très bien (surtout dans un pays comme l'Autriche), l'auberge espagnole c'est cool et tout, mais ça n'a finalement pas grand intérêt de proposer des morceaux chantés en 4 langues différentes (allemand, anglais, espagnol, et, oui, un morceau en français) ! Si certains s'en sortent bien (''Rassenhass'', qui groove plutôt bien) le morceau en espagnol par contre finit par sonner comme du mauvais Ill Nino, pas aidé en cela par un côté néo un peu bidon (riffs simplistes, harangues vaguement hardcore en mode ''No Pasaran'', titre du morceau par ailleurs). Sinon, que dire ? Cet album est un peu fourre tout, on y trouve du mélodeath, du thrash, du néo, un peu de heavy par instants, et puis une grosse touche deathcore qui apporte le côté « moderne » à l'ensemble. On pense à Soilwork, Hatesphere, Shadows Fall voire Chimaira, seulement tout cela manque assez singulièrement de prise de risque et de cohérence. Les riffs sont bons sans jamais être excellents, la section ryhtmique bastonne sans pour autant transcender les morceaux, il n'y bien que le chant qui tire son épingle du jeu malgré cette tendance un peu trop polyglotte à mon sens. Au moins cela leur permet de se démarquer un peu, mais c'est bien la seule touche d'originalité et d'identité que voux trouverez sur ce Riotology.

Bref, un album à réserver aux gros fanatiques du genre. Pour le reste très honnêtement, passez votre chemin, ou vous risquez de vous ennuyer grave, et qui plus est pendant longtemps vu la longueur de l'opus. Typiquement le genre de groupe qui arrive après la bataille, qui aurait pu être considéré comme excellent il y a quelques années, mais qui se contente aujourd'hui de suivre le mouvement, avec application certes, mais sans grand talent. Next.


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