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CHRONIQUE PAR ...

73
Dimebag
Cette chronique a été mise en ligne le 23 mars 2011
Sa note : 15/20

LINE UP

-Pierre Jourdan-Gassin
(chant)

-Nicolas Muller
(instruments)



TRACKLIST

1) Confession
2) Falling
3) Mirrors
4) Alone
5) The End (Farewell)
6) The Other Side of Midnight

DISCOGRAPHIE


Helioss - Confessions
(2010) - death metal black metal symphonique - Label : Autoproduction




Chez les Éternels, on est pas trop du genre à faire du népotisme. Mais bon, quand des collègues du webzine sortent un EP, on serait quand même bien vilains de ne pas le offrir une bonne place dans nos lignes et de se fendre d'une petite chronique de leur boulot. Mais pas question pour autant de faire du favoritisme et de pondre un papier convenu sous prétexte qu'on apprécie le travail des larrons. Les gars vous êtes donc prévenus, je serais d'une impartialité inébranlable !


Plongeons nous à présent dans le vif du sujet : Helioss mes bons amis, c'est tout neuf, puisque le groupe a été fondé en 2009. Les deux comparses (Nico aux instrus et Pierre au chant, pour faire simple) se sont mis en tête de sortir un truc un peu plus poilu que ce qu'ils faisaient dans leurs précédents groupes. Confessions, c'est donc 6 titres pour une grosse demi-heure de black-death symphonique, aussi brutal qu'épique. Première (agréable) surprise : la prod' fait plus que tenir la route, et arracherait même plutôt pas mal pour une autoprod' ! Les différents instrus sont intelligibles et le tout ne manque pas de puissance et de profondeur. Évidemment c'est pas le dernier Dimmu mais franchement, chapeau. Deuxième gros point positif : la richesse des compos. Loin de se contenter d'envoyer du black death bas du front qui blaste à qui mieux mieux, Helioss émaille ses compos de différentes nappes d'instrus classiques : cordes, chœurs, synthés sonnant quasiment comme des clavecins donnant un lustre assez désuet et baroque pas désagréable aux différentes pistes (notamment sur ''Mirrors''), piano, bref toute une variété apportant une grosse touche sympho à l'ensemble.

Plus généralement, les morceaux sont variés, les rythmiques et les tempos s'enchaînent sans paraître trop redondants, l'ensemble est cohérent et techniquement très au point, ce qui est toujours agréable ! La section rythmique assure, passant de séquences blastées typiquement black à des passages plus mid-tempo avec une aisance certaine, les riffs sont finement ciselés, inventifs bien que restant dans les classiques du genre, et des soli plutôt bien branlés viennent émailler l'opus (''Falling'', ''Alone''). On pense aux premiers Dimmu, aux premiers Cradle (au niveau du chant notamment, la diction de Pierre n'étant pas rappeler un mix assez réussi entre Shagrath et ce bon vieux Dani Filth sur certains morceaux, notamment sur l'excellent ''Falling'') et évidemment à Anorexia Nervosa pour le côté très riche et épique des compos (sur ''Confession'' notamment, pur morceau au passage, avec une jolie harangue hardcore de fin messieurs!). Je suis moins fan de la fin de l'EP, avec une instru (''The End (Farewell)'') un peu fade par rapport à la patate monstrueuse des premières compos, et un closer presque gothique, joué dans un esprit beaucoup plus posé et dépressif qui ne m'a pas véritablement touché (''The Other Side of Midnight''), mais celles-ci ont au moins le mérite de rester tout à fait cohérentes avec le reste. Mais dans l'ensemble, pas grand chose à jeter sur ce premier EP, la qualité est clairement au rendez-vous. Well done guyz !

En conclusion, je dois bien l'avouer, j'ai été assez bluffé par le professionnalisme et l'inspiration de nos petits gars... Alors évidemment tout cela n'est pas très original et manque encore un peu d'identité, mais l'exécution est véritablement excellente et les idées sont là. C'est carré, ça envoie, bref c'est du tout bon. Une dernière petite pique pour la route quand même? Les synthés peuvent parfois sonner (rarement) un touuut petit peu cheapos, on appréciera ou pas le côté gothico-baroque que cela amène à leur son. Il est quoi qu'il en soit bon de savoir que les Éternels comptent dans leurs rangs d'aussi ardents défenseurs du true holy métôl of steel. Respect, et Cocorico.


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