4503

CHRONIQUE PAR ...

56
Dexxie
Cette chronique a été mise en ligne le 19 mars 2011
Sa note : 18/20

LINE UP

-Ronnie James Dio
(chant)

-Rowan Robertson
(guitare)

-Jens Johansson
(claviers)

-Teddy Cook
(basse)

-Simon Wright
(batterie)

TRACKLIST

1)Wild One
2)Born on the Sun
3)Hey Angel
4)Between Two Hearts
5)Night Music
6)Lock Up the Wolves
7)Evil on Queen Street
8)Walk on Water
9)Twisted
10)Why Are They Watching Me
11)My Eyes

DISCOGRAPHIE


Dio - Lock Up The Wolves
(1990) - heavy metal - Label : Reprise Records



Dio... bon j'ai déjà eu mon litre et demi et je vais, comme toutes les nuits, me réveiller à trois heures du matin avec des aigreurs of hell from the unholy estomac, mais je me vois mal chroniquer une galette de Dio avec la gorge sèche. Mais je le Dio et fort, nous sommes ici en présence de ce qui est tout simplement une bombe, genre qui fait rêver les ménagères. Alors on a beau se délecter des burnes des deux premiers disques solo du Monsieur, ce serait une erreur mon emmental d'omettre ce Lock Up The Wolves...

Comme toujours chez le grand Padanova (sur les nouilles pour moi), on commence sur du bourrin : le titre "Wild One", introduction classiquement soutenue, aux riffs excellents. On se rend compte tout de suite que la prod est grandiose, rien à voir avec les premières galettes du Monsieur, pourtant, ah, si adulées. On notera d'entrée de jeu le fabuleux boulot du gratteux (agé de seize ans à l'époque des faits) Rowan Robertson, co-crédité sur la plupart des morceaux d'ailleurs. Non seulement les solos sont archi-bien fichus, mais le toucher du jeu de guitare en général, citons par exemple les arpèges du titre "Between Two Hearts", les accords de "Born on the Sun" ou le riff d'intro de "Walk on Water", est des plus sympathiques. Pourquoi se leurrer ? Lock Up The Wolf est clairement un des meilleurs disques du projet Dio, et rivalise tout à fait avec un Holy Diver, par exemple. L'ambiance générale du disque pourrait même le propulser au sein des meilleurs albums du style, la production et l'exécution sont excellentes, et les compositions des mieux ficelées. Il y a différents types de morceaux se complétant les uns les autres, des morceaux rapides à la "Walk on Water" aux power ballads (davantage power que ballads toutefois) dans le genre de "Between Two Hearts", en passant par les morceaux un peu plus FM, comme "Hey Angel". Mais tous ces titres sont parmi les meilleurs, et par ailleurs, Ronnie - qui, heureusement, était hétéro... il m'aurait fait mal de parler du mec à Ronnie - est au top niveau chant. Mais pourquoi le préciser ?

J'ai pour ma pomme toujours considéré comme nickel le procédé d'explosion dans la musique. Il est trop souvent négligé, mais Dio en est un spécialiste. On se souviendra de la galette précédente Dream Evil et de son excellent "All the Fools Sailed Away" (« and a soooooong ! »), et on retrouve ici ce genre de gueulantes à filer la trique à un personnage de Stendhal. Citons le « forever » de l'intro de "Night Music" pour illustrer ce procédé, un morceau qui par ailleurs jouit d'un solo là aussi vraiment sympa. Mais c'est peut-être sur le titre éponyme que la galette atteint son apogée, en tout cas pour ce qui est de l'ambiance. Les différents instruments semblent ici se superposer les uns aux autres (surtout aux autres), ainsi qu'à la voix du chanteur, d'une manière qui rend incompréhensible le peu de prestige dont jouit ce disque. Sont-ce les trois derniers morceaux qui, il faut l'admettre, ne servent à rien sans toutefois être mauvais (on devine en effet le plaisir que doivent avoir pris les musicos à jouer ces titres-là), qui annulent l'immense qualité du reste ? Une piste comme "Walk on Water" (une chanson dédiée à la poussée d'Archimède) contient en effet tout ce qu'on demande à du gros rock 'n roll : piste de voix plus qu'excellente, paroles et rythmes entraînants, des riffs « olé houla, hey ! » et un solo qui marque le paroxysme de l'atmosphère... morceau presque aussi culte que la galette qui le contient.


« -Il te reste un vœu, me demanda le travelo qui était sorti de la lampe. -Houhoulaaa, dis-je, encore un vœu... trois, c'est trop... j'ai déjà tout ce que je veux avec cette île paradisiaque rien que pour moi et Olivia O'Lovely... je pourrais utiliser mon dernier vœu pour supprimer la faim dans le monde, le racis... ah stop nan attendez, j'ai oublié de demander Lock Up The Wolves ! »


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 6 polaroid milieu 6 polaroid gauche 6