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CHRONIQUE PAR ...

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Kroboy
Cette chronique a été mise en ligne le 15 janvier 2011
Sa note : 9/20

LINE UP

-James Rivera
(chant)

-Rob Trevino
(guitare)

-Larry Barragan
(guitare)

-Jerry Abarca
(basse)

-Michael Lewis
(batterie)

TRACKLIST

1) Angels Fall to Hell
2) Pandemonium
3) Monarch of Bloodshed
4) Bone Crusher
5) Summer of Hate

6) Dethtrap
7) Anger
8) Trinity of Heresy
9) Alma Negra
10) Zero One

DISCOGRAPHIE


Helstar - Glory Of Chaos
(2010) - heavy metal thrash metal - Label : AFM Records



« -Top ! Je suis un groupe américain de heavy/thrash mené par un frontman visiblement très marqué par Rob Halford. Preuve vivante que le niveau d'exécution ne sert à rien quand il n'y a aucun esprit créatif dans le groupe…
-(bruit de buzzer) Beyond Fear !
-Beyond Fear… c'est non. Mon album du comeback en 2008, King Of Hell, s'est fait démonter chez Les Éternels qui lui ont accordé un peu reluisant 9/20…
-(bruit de buzzer) Helstar.
-Ah ouiiiiiiiiiiiiii vous êtes champion !!!!!!!! »


Et bien, pas grand-chose de neuf à l'horizon du côté de Helstar. Le style n'a pas changé d'un poil… et les défauts non plus. Les Texans proposent toujours un heavy / thrash très agressif, mais extrêmement limité. Sortir un riff valable semble être une véritable épreuve pour le groupe, alors 3 ou 4 par morceau, pensez-vous… Du coup, on trouve un petit paquet de compos qui se contentent de bourriner sans le moindre commencement d'une idée, comme "Angels Fall to Hell" (quelle idée de démarrer par un morceau aussi mauvais…), "Dethtrap" ou"Anger", trois titres vraiment indignes d'un groupe ayant publié autant d'albums. Parfois, ça s'annonce plutôt pas mal, comme "Pandemonium" ou  "Trinity of Heresy" qui dispose d'un super riff de base, mais arrivé au refrain, ça coince et tout tombe à l'eau. Et là, le coupable est tout désigné : James Rivera. Ah c'est sûr, le bonhomme dispose d'un certain bagage, même si on aimerait qu'il module davantage plutôt que de passer constamment en force (d'ailleurs, le break de "Trinity of Heresy" nous prouve qu'il en est largement capable) ; mais alors, pour ce qui est de composer des lignes de chant, y a plus personne. Et comme ses petits camarades ne semblent pas décidés à le dépanner, on se retrouve avec des mélodies vocales inexistantes qui ont une grosse part de responsabilité dans l'impression négative dégagée par Glory Of Chaos.

Paradoxalement, alors que Helstar bourrine quasiment du début à la fin, ce sont les mid tempo qui s'en sortent le mieux. Sans être extraordinaire, "Monarch of Bloodshed" tient à peu près la route dans un style à la Nevermore. "Summer of Hate" se situe tout de même plusieurs crans au-dessus. Là au moins on a un vrai bon riff, une rythmique efficace, un refrain lent et vraiment heavy et même quelques bonnes idées, comme ce break metalcore inattendu ou cette ligne de chant doublée sur le deuxième couplet. Comme quoi, quand Helstar veut bien se donner la peine de temps en temps…  Côté thrash, on sauvera "Bone Crusher", un titre avec une progression bien menée sur le prérefrain et un refrain entraînant et facilement mémorisable, même si les paroles sont vraiment d'une débilité profonde (une constante sur l'album, même Primal Fear passent pour des poètes à côté). On aurait bien aimé citer aussi "Alma Negra" : après une intro d'une vingtaine de secondes, un screaming halluciné de Rivera agit comme le signal de départ d'une minute vingt de pure folie, à un niveau de violence hystérique jamais vu ailleurs que chez Slayer ou Strapping Young Lad. Mais bon, il était dit que Glory Of Chaos serait une succession de mauvais choix et Helstar nous inflige un break à rallonge qui casse toute la dynamique d'un morceau qui était voué à durer 3 minutes 30 maxi plutôt que 5 minutes 40…


Glory Of Chaos est un de ces albums dont vous avez déjà tout entendu dès le premier titre. 45 minutes de chant hyper agressif agrémenté d'un paquet de screamings, de riffs bourrins sans une once d'imagination et de double pédale à gogo, le tout servi avec une production moderne qui vous vrille les tympans : pas de doute possible, la probabilité de finir avec un mal de crâne est nettement plus forte que celle de finir avec une solide érection. Franchement, dans le genre heavy / thrash destructeur, gardez vos sous pour Waking The Fury d'Annihilator...



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