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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 16/20

LINE UP

-Shagrath
(guitare+chant)

-Erkekjetter Silenoz
(guitare+chant)

-Tjodalv
(batterie)

-Brynjard Tristan
(basse)

-Stian Aarstad
(claviers)

TRACKLIST

1)Alt Lys Er Svunnet Hen
2)Broderskapets Ring
3)Når Sjelen Hentes Til Helvete
4)Sorgens Kammer
5)Da Den Kristne Satte Livet Til
6)Stormblåst
7)Dødsferd
8)Antikrist
9)Vinder Fra En Ensom Grav
10)Guds Fortapelse - Åpenbaring Av Dommedag

DISCOGRAPHIE


Dimmu Borgir - Stormblast
(1996) - black metal - Label : Cacophonous



Il y a des années qui se présentent comme de bons crus. 1996 fit partie de celles-ci, avec tout un flot de jeunes artistes débarquant ou se confirmant sur une scène toute aussi jeune. La scène black metal connaissait son essor avec des groupes comme Cradle Of Filth, Ancient, Diabolical Masquerade, Dark Funeral, Immortal, Satyricon et bien d’autres.

Dimmu Borgir, au même titre que ses compères, représentait, sans que tout le monde en soit toujours bien convaincu à cette époque, un espoir certain pour le milieu. Le groupe n’en était pas à son premier essai, avec un For All Tid bien underground et sec, marquant déjà de fer rouge le destin black mélodique qu’allait poursuivre le combo. Stormblåst représentait cette année-là une sacrée pièce. Pleine de maîtrise et surtout emprunte de personnalité, elle était un pas en avant très respectable au milieu du vivier qui commençait à prendre forme.

Les paroles entièrement en norvégien n’étaient pas encore à l’époque une marque de pseudo retour aux origines et de marketing. Cela sentait le sincère et parfois même la crédulité artistique. Et musicalement, si l’on est assez loin de la puissance que développe aujourd’hui Dimmu Borgir avec ses dernières réalisations, Stormblåst reste traditionnellement bon avec ses guitares mixées en arrière plan, le chant à la reverb insistante et surtout ses claviers ultra présents. Pas besoin d’en mettre plein la vue avec des riffs découpés au couteau, Stormblåst s’attache à ce qui fait la noblesse du black métal, à savoir un mélange de mélodies et d’ambiances épiques, obscures, froides, nostalgiques et intimes par moment.

L’alternance des mouvements lents et très rapides se fait avec justesse au sein d’un même titre comme "Nar Sjelen Hentes Til Helvete". Les nappes atmosphériques rendent les mélodies plus pesantes et chargées d’émotion alors que les parties de piano tendent à aérer et épurer ce qui les entourent. Le titre "Sorgens Kammer" est même un long intermède de piano de six minutes. Si certains morceaux ont été oubliés comme "Den Kristne Satte Livet Til", d’autres restent à vie grâce à leurs refrains reconnaissables entre tous. Il s’agit par exemple du deuxième "Broderskapets Ring" et son mid tempo, "Nar Sjelen Hentes Til Helvete", très atmosphérique aux allures progressives et enfin Stormblåst, assez mémorable au chant travaillé. En tout cas l’on reste, malgré ces quelques années passées, dans le schéma de construction musicale bien connu du groupe, à savoir Silenoz à la composition des textes et musicale et Shagrath aux textes et chants.


Avec une production acceptable et un artwork très classique, Stormblåst reste tout de même (pour me répéter) un classique du genre. C’est un peu ce qu’a été le Worship Him pour Samael, quelque soit la voie différente suivie par le groupe après ceci. Dimmu Borgir construit ici son mur de prospérité, petit à petit. Et il n’y a qu’à voir ce qui suivit pour se rendre compte que chaque production du groupe reste très contemporaine de son époque avec toutefois un pas d’avance. A tel point indispensable que dix ans après, Dimmu Borgir ressort Stormblåst, un peu comme une pause nostalgique dans un monde qui va bien vite.


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