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CHRONIQUE PAR ...

13
Dupinguez
Cette chronique a été mise en ligne le 29 novembre 2010
Sa note : 12.5/20

LINE UP

-Roy Khan
(chant)

-Thomas Youngblood
(guitare)

-Sean Tibbetts
(basse)

-Casey Grillo
(batterie)

-Oliver Palotai
(claviers)

TRACKLIST

1)The Great Pandemonium
2)If Tomorrow Came
3)Dear Editor
4)The Zodiac
5)Hunter's Season
6)House on a Hill
7)Necropolis
8)My Train of Thoughts
9)Seal of Woven Years
10)Poetry for the Poisoned - Incubus
11)Poetry for the Poisoned, Pt. 2 - So Long
12)Poetry for the Poisoned, Pt. 3 - All Is Over
13)Poetry for the Poisoned, Pt. 4 - Dissection
14)Once Upon a Time

DISCOGRAPHIE


Kamelot - Poetry For The Poisoned
(2010) - heavy metal - Label : Edel




Après avoir pondu le chef d'oeuvre The Black Halo, on peut dire que Kamelot était arrivé au top. La musique du groupe était alors faite de compositions extrêmement solides, d'arrangements léchés et classieux, et d'interprètes au top. Il a fallu qu'un seul de ces éléments, le premier, soit oublié par la suite pour que l'on tombe directement dans quelque chose de beaucoup plus dispensable, à savoir Ghost Opera. Voyons si le combo a su rectifier le tir.


Car en voulant sophistiquer son propos à tout prix, Kamelot ne s'est sans doute pas rendu compte de la difficulté que cela allait impliquer pour rendre le tout accrocheur, cohérent. Et il a oublié de donner à ses compositions la substance de base sur laquelle construire, à savoir de bons riffs, de bonnes rythmiques, de bonnes mélodies. Probablement conscient de cet échec, les Américains ont décidé de faire marche arrière, au moins partiellement. Car malgré des arrangements toujours chiadés, l'opener "The Great Pandemonium" est doté d'un gros riff à headbang et de lignes de chants accrocheuses. Rassurant. Pourtant, dès la section instrumentale, on constatera que les symptômes n'ont pas tout à fait disparu. On trouvera en effet, calé entre un passage en voix death et le solo de guitare, une quinzaine de secondes de ce que l'on pourrait appeler du vide musical : pas de mélodie claire, pas spécialement de riff, rien à quoi se raccrocher. Intérêt? On se le demande... Bon, ce n'est pas assez pour gâcher ce bon morceau, mais la question mérite d'être posée.

En effet, malgré quelques sursauts, Poetry For The Poisoned peine à accrocher durablement l'auditeur, toujours à cause d'une complexité mal dosée. "If Tomorrow Came", par exemple, est truffée de bonnes idées qui n'auraient simplement pas dû se retrouver au sein d'un même morceau, les changements de rythmes perpétuels et le manque de ligne directrice n'aidant pas l'auditeur à rester concerné. Même constat sur "The Zodiac", malgré quelques passages qui nous font entrapercevoir une certaine classe qui n'a donc pas tout à fait disparu. Alors que quand Kamelot concède à simplifier légèrement son propos et à revenir sur des bases plus accessibles, il accouche de morceaux tout à fait présentables et même écoutables avec grand plaisir. "Hunter's Season" est de ceux-là : mélodie accrocheuse, voix enchanteresse portée par un Roy Khan flamboyant qui retrouve toute sa magie. Et c'est bien la mélodie qui porte les meilleurs moments de l'album. "House on the Hill" est à ce titre la preuve parfaite qu'une bonne ligne de chant suffit quasiment à faire un morceau réussi.


Hélas, ces quelques instants de grâce restent minoritaires, inconstance restant le maitre mot de Poetry For The Poisoned. La title track, découpée en quatre parties, étonne notamment par sa capacité à vous accrocher et à vous ennuyer tour à tour, illustration parfaite de ce déséquilibre constant. Pourtant, le talent est là et transpire de chaque titre. Il est juste un peu trop éparpillé...


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