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CHRONIQUE PAR ...

39
Pietro
Cette chronique a été mise en ligne le 28 novembre 2010
Sa note : 15/20

LINE UP

-Maurizio Iacono
(chant)

-Jean-Francois Dagenais
(guitare)

-Stephane Barbe
(basse)

-Max Duhamel
(batterie)

TRACKLIST

1)A Soulless God
2)Determined (Vows of Vengeance)
3)Faith Made of Shrapnel
4)Push the Venom
5)Hail the Renegade
6)As the Walls Collapse
7)Numb & Intoxicated
8)At the Edge of the World
9)Suicide River
10)Blind Savior

DISCOGRAPHIE


Kataklysm - Heaven’s Venom
(2010) - death metal - Label : Nuclear Blast



Kataklysm est véritablement en train de devenir un acteur majeur de la scène death metal mondiale. Existant depuis 1992, le combo québécois fait aujourd’hui figure de vétéran, avec ce que cela entraine comme niveau de crédibilité. De plus avec un rythme de sortie élevé d’un album tous les deux ans en moyenne, on peut dire que les Québécois savent occuper l’espace médiatique et ne sont pas avares de leurs efforts, participant à toutes les tournées possibles et imaginables. Et comme si ce n’était pas assez, le groupe a monté le projet parallèle Ex Deo en 2009…

Il n’est donc pas si étonnant de voir déjà débarquer un nouvel album (le dixième !), en cette fin d’année 2010. Les deux excellents opus précédents, Prevail et In The Arms Of Devastation, avaient permis aux Québécois de franchir un palier en ralentissant légèrement leur death metal et en allant vers plus de mélodie, tout en restant très clairement ancrés dans un registre de metal extrême. Il semble que Kataklysm a trouvé une formule musicale définitive et n’est pas près d’en changer. En effet, le moins que l’on puisse dire c’est que Heaven’s Venom se situe dans la même lignée que ses prédécesseurs. L’album débute d’ailleurs exactement de la même façon que Prevail: par un extrait de dialogue de film (beaucoup trop long ici malheureusement) qui introduit un excellent opener. "A Soulless God" fait preuve d’entrée de jeu de toutes les qualités que l’on a l’habitude de retrouver chez Kataklysm : riff qui envoie comme il faut, soutenu par une batterie souvent inhumaine mais qui sait faire preuve d’un certain groove, passage mid tempo bien lourd suivi d’une accélération en blast supersonique, gros son (même si la qualité des mp3 envoyés par Nuclear Blast n’est pas idéale pour en juger)...

Tout ça est évidemment au profit d’un death metal à la fois très pur, sans aucun compromis trendy mais pourtant mélodique et accrocheur, sur lequel Maurizio Iacono pose avec beaucoup de conviction son chant death profond et raclé, qu’il alterne avec une voix plus aiguë que l’on peut qualifier de chant black pour caricaturer. Tous les ingrédients de la recette Kataklysm sont là et vont être réutilisés dans des proportions à peu près similaires sur tout l’album, ce qui n’est pas sans provoquer une impression de très grande unité, pour ne pas dire linéarité. Rien de surprenant, « seulement » du Kataklysm efficace et générique ponctué de quelques gimmicks comme ce solo de basse sur le très bon "Hail the Renegade" (qui se termine par un discours de JFK), ou l’excellente intro mélodique de "As the Walls Collapse". "At the Edge of the World", lui, se démarque par son riff très mélodique typique du melodeath suédois, alors que le très sombre "Suicide River" et le pesant "Blind Savior" apportent enfin un semblant de diversité en toute fin d’album.


Aucune surprise donc au final pour ce Heaven’s Venom qui ne surprendra pas les fans de Kataklysm, mais ce n’est pas ce qui est recherché ici. Les Québécois proposent en revanche un death metal sans compromis et redoutable d’efficacité. Voila une nouvelle collection de cartouches qui feront à coup sur leur effet sur scène. Attention tout de même à ne pas tourner en rond si le groupe n’évolue pas sur son prochain album.


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