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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 11/20

LINE UP

-Bruce Dickinson
(chant)

-Alex Dickson
(guitare)

-Chris Dale
(basse)

-Alessandro Elena
(batterie)

TRACKLIST

1)Studio A: Cyclops
2)Shoot All The Clowns
3)Son Of A Gun
4)Tears Of The Dragon
5)1000 Points Of Light
6)Sacred Cowboys
7)Tattooed Millionaire
8)Born In '58
9)Fire
10)Change Of Heart
11)Hell No
12)Laughing In The Hiding Bush
13)Marquee Club: Cyclops
14)1000 Points Of Light
15)Born In '58
16)Gods Of War
17)Change Of Heart
18)Laughing In The Hiding Bush
19)Hell No
20)Tears Of the Dragon
21)Shoot All The Clowns
22)Sacred Cowboys
23)Son Of A Gun
24)Tattooed Millionaire

DISCOGRAPHIE


Dickinson, Bruce - Alive In Studio A - Alive At The Marquee Club
(1995) - heavy metal - Label : Raw Power Castle



Alive In Studio A - Alive At The Marquee Club est un double album live comportant deux concerts différents de la tournée Balls To Picasso. Le premier CD a été enregistré live dans un studio, donc sans public ni rien, mais sans artifices également ce qui fait que les chansons de Balls To Picasso sonnent très brutes. Et le second CD a été enregistré lors d'un concert au Marquee de Londres. On peut s'interroger sur l'utilité d'avoir inclu deux disques là-dedans, étant donné que la setlist, le son et l'interprétation des titres sont rigoureusement identiques d'un CD à l'autre. La seule différence étant la présence du public dans le live au Marquee Club; ce live aurait d'ailleurs largement suffi pour l'album mais bon.

Au niveau de la set-list, c'est vraiment dommage qu'elle soit aussi monocorde (on peut aussi faire le même reproche pour le Scream For Me Brazil) car uniquement concentrée sur Balls To Picasso plus trois titres de l'album Tattoed Millionaire ("Born In 58", "Tattoed Millionaire" et "Son Of A Gun"). Deux ou trois reprises d'Iron Maiden auraient été les bienvenues mais Bruce Dickinson ne voulait plus entendre parler de ce groupe à l'époque. Le line-up présent n'est pas le même que celui qui joue sur Balls To Picasso puisqu'il s'agit ici des mêmes musiciens qui enregistreront plus tard le magnifique et controversé Skunkworks. Ce qui fait que les versions live n'ont rien à voir avec les originales, elles sont beaucoup plus pêchues, plus heavy, plus speed et plus techniques aussi (ce qui est du au batteur très technique Alessandro Elena) que sur album.

Mais à l'inverse, la version studio de Balls To Picasso dégageait davantage de groove et avait ce petit coté roots seventies très agréable. On peut reprocher à Alex Dickson d'en foutre de partout au niveau de ses solos pas toujours très inspirés; il n'a pas la classe du jeu de Roy Z. Bizarre qu'Alex Dickson soit aussi expansif en concert, puisque sur Skunkworks, il fera preuve d'une retenue exemplaire pour ses solos, en allant toujours à l'essentiel. Finalement, je préfère la version studio de Balls To Picasso, elle faisait preuve de bien plus de finesse que ce live .

Pour les chansons en elles-mêmes, on se rend compte avec le recul que Balls To Picasso était loin d'être un album génial, surtout que Bruce Dickinson enregistrera des albums bien meilleurs après (Skunkworks, Accident Of Birth et The Chemical Wedding). Pourtant ce ne sont pas les bonnes chansons qui manquent : l'épique "Cyclops", le flippant "Hell No", la superbe ballade « médiévale » "Tears Of The Dragon", l'hyper groovy "Shoot All The Clowns", les ultra-heavy et agressifs "Sacred Cowboys" (Dickinson qui rappe!) et "1000 Points Of Light". Sans oublier le « tube » de Balls To Picasso, "Change Of Heart", un des rares morceaux à posséder une mélodie facile d'accès. Le très rock "Fire" se voit agrémenté d'une superbe impro bluesy. Qui plus est, c'est un des rares solos où Alex Dickson n'en fait pas des tonnes. Les seuls passages qui nous rappelaient le passé de Bruce dans Maiden sont les harmonies à la fin de "Cyclops" et le refrain classique de "Sacred Cowboys".


Il est évident que le répertoire de Bruce Dickinson était trop limité pour justifier la sortie d'un double live et Balls To Picasso a beau être un bon album, il ne restera pas dans les annales et laissera toujours un arrière-goût de frustration, peut-être à cause du passé trop chargé de Bruce. Alive In Studio A - Alive At The Marquee Club est à réserver à ceux qui ont adoré Balls To Picasso et qui veulent entendre à tout prix des versions différentes.


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