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CHRONIQUE PAR ...

17
Lucificum
Cette chronique a été mise en ligne le 06 octobre 2010
Sa note : 9/20

LINE UP

-Gil
(chant)

-2020
(guitare)

-Charal
(basse)

-Taq
(batterie)

TRACKLIST

1)Atavus
2)Boyjoy Cells
3)infini
4)Nature Vs Nature
5)Eucaryotes
6)Genetic Disorder
7)Chupa mi grasa
8)Kariotype
9)DNA666

DISCOGRAPHIE

Bestial Anatomy (2008)
Kariotype (2010)

Necropsy - Kariotype
(2010) - death metal - Label : Underclass




Après un premier album en 2008 qui, sous ses airs de grosses blagues coulantes de grind-death, avait en fait agréablement surpris notre ami Gazus, le monde entier se demandait à quoi allait bien pouvoir ressemble la nouvelle production de Necropsy. Enfin, par le monde, il faut lire « la France ». Euh… enfin, au moins la scène métal française. La part extrême de cette scène, précisément. Underground. Et euh… bon, il doit bien y avoir des gens qui l’attendaient, ce disque ?


En tous cas, Necropsy, comme souvent pour les groupes de death, a plus l’habitude de défendre ses couleurs sur scène et donc de se faire connaitre le temps d’un soir à un public déchainé. Reste que sur album, Necropsy a décidé de se prendre un petit plus au sérieux, d’arrêter cinq minutes la déconne et de commencer à traiter de sujets graves. Et pour un groupe de death, pour une fois, il ne s’agit ni de religion, ni de gore ni de politique, mais de génétique. Alors au fond, personne ne sait trop ce que le groupe raconte, mais il est aisé d’imaginer que ça parle d’abus, de clonages, de mutants voire même de résultats rigolos d’expériences ratées - tentacules non fournies. Une couverture illustrant la chose, et zou : tous les prétextes sont bons pour faire du death.

Bon, il s’agit de ne pas y aller par quatre chemins : Kariotype est un disque tout à fait moyen, sans réelle originalité (sauf sa thématique), et plutôt plat musicalement. En fait, ce disque soufre de « moyennitude » aigue : la production n’est pas mauvaise, mais n’est pas bonne non plus et les compositions sont passables sans être catastrophiques. Le tempo est moyennement élevé (même si le blast n’est pas timide), et le chant moyennement bon, trop collé à son rôle de growleur à la diction incompréhensible et au grouïk répétitif. Ce côté un peu grind donne à Kariotype un air un peu parodique, même s’il ne fait pas vraiment sourire. Necropsy enfile ses neuf morceaux comme on fait un collier de perle, un de plus ou un de moins et personne ne voit la différence tant la qualité de composition ne décolle presque jamais.


Non, vraiment, pas grand-chose à ajouter sur cet album convenu, sans identité musicale et dont l’unique mérite est d’exister. Necrospy manque cruellement de charisme, cet aspect difficilement définissable qui représente la fine frontière entre un album emballant et un autre ennuyeux.


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