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CHRONIQUE PAR ...

73
Dimebag
Cette chronique a été mise en ligne le 06 octobre 2010
Sa note : 13/20

LINE UP

-Didier
(chant)

-Thomas
(guitare)

-Johann
(guitare)

-Dimitri
(basse)

-Mehdi
(batterie)

TRACKLIST

1)A Fire Consumes My Heart
2)Eyes but No Sight of Bleeding
3)Genetically Murderer Organism
4)Symphony of Dreams
5)Nothing to Lose
6)My Dear Freedom
7)What Makes Us Submit Ourselves
8)Underworld
9)Opposite Forces
10)The Dead Shell
11)Hands of Hope
12)The Eternal Struggle
13)Dictation of Beauty (Morning Again cover)

DISCOGRAPHIE


Primal Age - The Gearwheels Of Time
(2010) - hardcore métal et pas beaucoup plus - Label : Deadlight Entertainment



Décidément, cette semaine fut en ce qui me concerne placée sous le signe du gros son frenchy bien de chez nous. Moi qui ne suis pas, en général, un énorme consommateur de métal d'ici, j'ai eu à me farcir pour cette mise à jour deux albums de groupes ma foi relativement inconnus. Des jeunots (Nothingness, voir la chro plus haut), et des darons sortis tous droit de l'underground métallique français, Primal Age (chronique ici, si t'as pas encore compris). Les deux groupes évoluant, qui plus est, dans un style relativement similaire...

Ce style, c'est un hardcore métal trashisant fort en burnes et qui n'est pas sans rappeler The Arrs et autres pointures de la scène. J'ai, un temps, été tenté de faire une sorte de double chronique comparative croisée. Je me voyais déjà lançant des ponts de corde entre ces groupes, comparant leur musique à l'aune de solides critères objectifs, dissertant sur la belle santé de notre scène, « cocorico-main-sur-le-cœur-style ». Clairement, ça en aurait bien jeté, mais bon, la grosse flemme quoi. Et puis surtout, faut avouer qu'autant Nothingness m'a mis une réelle claque, autant Primal Age, ben moyen en fait. Là où les Poitevins envoient sacrément le bois tout en variant les plaisirs et en sortant des sentiers battus, autant Primal Age se fait beaucoup moins chier et adopte une posture un peu monomaniaque, consistant à faire du gros hardcore métal thrashisant qui tâche, avec certes quelques incartades vers d'autres styles, mais qui demeurent assez rares et qui plus est pas forcément transcendantes (les leads un peu plus mélo sur ''Nothing to Lose'', ou l'intro plus purement métal d' ''Underworld''). Bref, on retrouve les attaques de morceaux typiques du genre: double pédale au taquet sur riff hardcore métal survitaminé, ralentissement de l'ensemble, groove, headbanging, chœurs sur les refrains, re-accélération, breaks core de ci de là, et malheureusement c'est à peu près tout. Attention, loin de moi l'idée de dire que c'est raté: non, les gaillards savent y faire et envoient plutôt bien le bois.

L'écoute de l'album est agréable, absolument pas prise de tête, mais bon, c'est tout de même un peu répétitif, ma bonne dame. En effet, l'ensemble manque tout de même singulièrement de variété, et même si certains passages sont fort bien réussis et hyper entraînants dans leur genre (''What Makes Us Submit Ourselves''), on finit par assez vite tourner en rond, et c'est toujours dommage, surtout quand l'album est relativement court comme c'est le cas ici. Il convient cependant de reconnaître à ce groupe un professionnalisme indéniable et une grosse maîtrise de leur sujet, évidente sur certains morceaux véritablement réussis (notamment le couillu ''Opposite Forces'' et son refrain des plus intéressants). Mais voilà, sur la durée, l'album manque quand même assez singulièrement de variété et de moments de bravoure, ce qui est quand même un peu rédhibitoire vu le nombre assez massif de sorties venant s'échouer sur la platine de votre serviteur. Pro donc, carré, efficace en concert certainement, mais sans plus. Dommage....Et si je devais revenir, pour conclure, à cette petite comparaison que j'avais lancé avec Nothingness avant de bêtement lâcher l'affaire, eh bien je devrais, en mon âme et conscience, déclarer les jeunots vainqueurs haut la main, bien que Primal Age n'ait pas démérité, loin s'en faut.


Plus d'identité pour un groupe pourtant plus jeune, plus de technique et de prise de risque également, du moins à mon sens. C'est ce qu'il faut, de nos jours, pour faire kiffer le chroniqueur qui avale chaque mois des kilos de sons. Un grand bravo tout de même, au final, à ces deux groupes qui portent bien haut les couleurs du métal hexagonal, et, comme disent les jeunes de maintenant, « représentent grave tactac as-tu-vu-cela cher ami ». Je vous laisse méditer ces sages paroles, ou alors les oublier immédiatement.


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