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CHRONIQUE PAR ...

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Cosmic Camel Clash
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13.5/20

LINE UP

-Lizza Hasan
(chant)

-Val Glauser
(guitare)

-C-Drike
(machines)

-Will Valentine
(basse)

-John Macaluso
(batterie)

TRACKLIST

1)I Ache
2)Wake Up Today
3)On the Line
4)Think of the Day
5)Whore Myself
6)Run Far from Me
7)Monkeys
8)Highmax
9)Don't
10)Challenge You
11)Shout Your Way Out

DISCOGRAPHIE


Masterlast - Mastery Of Self
(2006) - néo metal - Label : Escapi Music



Tenter de s'insérer dans une scène à la fois saturée et un peu passée de mode peut surprendre, et pourtant il y a encore des groupes qui sortent des albums de néo à djeunz. La démarche a tout de la figure imposée, et le talent d'un groupe qui se lance dans l'exercice a intérêt à être prononcé pour provoquer autre chose qu'un bâillement chez l'auditeur lassé. Masterlast se jette dans la mêlée, et le dévouement de ses membres et de sa chanteuse hors-normes est tel que la formation s'en tire pas mal du tout. Surprises, surprises...

Première surprise : j'ai appris médusé après plusieurs écoutes qu'il s'agissait d'une femme derrière le micro. Et il y a pourtant beaucoup de chant clair sur cet album, ainsi que beaucoup de growl, et de chant clair/agressif. Lizza Hasan est une anomalie, un genre de concentré de testostérone qui peut susurrer, hurler, chanter d'une manière puissante, émue ou déchirante... Quel morceau! Derrière ses arabesques vocales on trouve un néo à gros son et gros riffs qui bien qu'efficace basculerait dans le quelconque sans ce chant possédé et une volonté palpable de complexifier la sauce qui est plus que bienvenue.

En effet, Masterlast prend soin de parsemer ses riffs jumpy aux structures hyper classiques de petites idées de natures diverses qui pimentent la sauce. Les ambiances contemplatives puis arabo-hispanisantes de "Monkeys", le speed-jungle de "High Max" enchaîné au Panterien "Don't" au solo très groovy et sur lequel Lizza chante dans un registre oscillant entre le ragga et le growl... L'utilisation maline des arpèges dans On The Line fait de l'effet, ainsi que les arrangements mélodiques en général quand il y en a. Les machines et les samples du titre d'ouverture I Ache renforcent son côté catchy-violent, etc. On ajoutera que chaque compo dégage littéralement un potentiel live plus que certain, ce qui est toujours bon à savoir.

Mais on trouve des passages nettement moins inspirés sur l'album. Il y a ces refrains pop à choeurs nu-metal dont on se passerait bien mais qui font partie de la formule de base désormais. Il y a ces passages syncopés, catchy et rentre-dedans qui font jumper mais qu'on a déjà entendu des milliards de fois ailleurs. Toutefois, Masterlast ne descend jamais sous un certain standard de qualité, et ça donne donc un néo parfois inventif et surprenant, et juste bon et efficace dans ses moments plus faiblards. Une ombre au tableau : la tentative doom "Shout Your Way Out" qui est tout simplement lourde. A part ça les amateurs y trouveront leur compte, et le premier album de Masterlast est au final une surprise plutôt sympathique.




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