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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 16.5/20

LINE UP

-Legion
(chant)

-Morgan 
(guitare)

-B. War
(basse)

-Fredrik Andersson
(batterie)

TRACKLIST

1) Preludium
2) Bloodtide (XXX)
3) Of Hells Fire
4) Slay the Nazarene
5) Nightwing
6) Dreams of Blood and Iron
7) Dracole Wayda
8) Kaziklu Bey (the Lord Impaler)
9) Deme Quaden Thyrane
10) Anno Domini 1476

DISCOGRAPHIE


Marduk - Nightwing
(1998) - black metal - Label : Osmose



Voilà l'album phare de la formation, en tout cas considéré comme tel par la majorité des fans (ce qui dans le black metal représente évidemment au moins 0,001% de la population). Quoi qu'il en soit, au niveau de la production il s'inscrit dans la droite lignée de son prédécesseur Heaven Shall Burn... avec peu ou prou le même son. Au niveau musical on pourrait dire qu'il est plus varié puisqu'il incorpore des plages réellement lentes. D'ailleurs ce sont ces mêmes moments de calme qui font dire à la presse que Nightwing est du Heavy/black.

Et il est indubitable que certaines parties sont toutes en lourdeur. Prenez "Dracole Wayda", entièrement jouée en low tempo sur deux riffs répétés encore et encore à tour de rôle et ne comportant que très peu de variation. Un résultat bien écrasant. Seule la batterie change le rythme de temps en temps pour aérer l'ensemble mais ça reste dans la lenteur. A noter aussi que cet album est un concept album. En effet il tourne tout autour de Dracula et se compose de deux chapitres : Dictionnaire Infernal (en français dans le texte siouplé) et Le Seigneur de Guerre de Wallachia (pas en français dans le texte). Le concept se trouve plus au niveau des paroles puisque à part l’enchaînement "Dracole Wayda"/"Kaziklu Bey (The Lord Impaler)", la cohérence musicale n’est pas plus développée que sur un album classique. Simplement pour l’anecdote, "Kaziklu Bey" nous livre un riff bien superbe au milieu de sa lourdeur étouffante, tout en montée en puissance. Fort heureusement, après ce doublet ultra lent, Marduk retombe dans sa spécialité, la vitesse avec le blast beat de rigueur et les riffs décochés à la vitesse du son (ce qui est déjà très rapide).
Cet album marque donc un Marduk très inspiré et très en forme. Aucune chanson ne semble particulièrement faible. D’autres sont franchement bonnes et si concept album il faut voir ce serait au niveau de la constance musicale dans la qualité. Les riffs, qu’ils soient tirés à la mitrailleuse ou qu’ils viennent creuser votre tombe, font une sorte de sans-faute puisque on ne peut pas en blâmer un spécialement. L’inspiration de Marduk, et de Morgan donc, ne fait défaut à aucun moment. Les éternels reproches du black metal, à savoir une musique répétitive, une difficulté à faire les différences entre les chansons et une pauvreté criante au niveau des riffs, ne sont pas de rigueur ici. Marduk délivre du riff à la tonne et a pris soin avant de les mitonner avec amour (pour son prochain… arf ! arf ! arf !). Non seulement l’album propose des titres lents couplés à des rapides mais en plus il offre des changements de rythmes à l’intérieur même des chansons comme sur "Dene Quaden Thyrane" qui donne bone crushing et grave digging à la fois. D’ailleurs Marduk a semble-t-il volontairement placé tous ses titres lents sur le second chapitre. Le premier chapitre n’est en effet que supersonicité et donc bone crushing. Le grave digging étant réservé pour la suite.

Cette alternance entre gros lourd démolisseur et sulfateuse briseuse est très bien gérée, et mieux, elle donne de la profondeur à la musique. Un album ô combien recommandable donc et réservé aux âmes pas sensibles. Mais recommandable pour sûr.


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