4226

CHRONIQUE PAR ...

68
Ronnie
Cette chronique a été mise en ligne le 19 septembre 2010
Sa note : 12.5/20

LINE UP

-Mariangela Demurtas
(Chant féminin)

-Kjetil Nordhus
(Chant clair)

-Anders Høyvik Hidle
(Guitare, chant harsh)

-Gyri Smørdal Losnegaard
(Guitare)

-Ole Vistnes
(Basse, chœurs)

-Einar Moen
(Clavier, programmation

-Tarald Lie
(batterie)

TRACKLIST

1)Year Of The Rat
2)Protection
3)Patriot Games
4)The Passing
5)Exile
6)Sirens
7)The Emerald Piper (bonus track)
8)Vulture
9)Amnesia
10)Magical Fix
11)Illumination

DISCOGRAPHIE

Beyond the Veil (1999)
Ashes (2005)
Illumination (2007)
Rubicon (2010)
Darkest White (2013)

Tristania - Rubicon
(2010) - gothique Metal - Label : Napalm Records



Theatre Of Tragedy, Tristania même combat, en effet, les deux précurseurs dans les années 90 du metal dit à chanteuse, forme primaire de ce que l'on connait aujourd'hui avec un «trve» esprit dit «beauty and the beast», bref l'époque ou la metal à chanteuse possédait une réelle aura. Petit à petit ces deux groupes, ont suivi l'assagissement et la formalisation du style. Mais surtout tous deux ont perdu leur chanteuse respective, le premier s'en est très bien relevé surtout en live, quant au second Videke à la voix et à la présence incroyable est parti laissant présager la fin de Tristania.

Malgré le départ de Morten Veland, ex-leader de Tristania (qui s'en est allé former Sirenia, sur lequel je m'abstiendrai du moindre commentaire), le groupe a su relever la tête, avec un Ashes et un Illumination aux qualités indéniables...jusqu'au départ de Videke. La recrue de la nouvelle chanteuse Mariangela Demurtas (ex-Alight) à la voix très rock annonçait bel et bien la fin de Tristania tel que nous le connaissions (le seul membre originel étant Einar Moen le clavieriste). Démonstration : Year Of The Rat, clip dévoilé avant la sortie de l'album donne le ton... il s'agit de ce dont nous nous attendions avec crainte, une chanteuse au premier plan, une musique peu recherchée, mais terriblement efficace. Cependant, le pardon était accordé dans le sens où il s'agissait d'un single... un album comme ça les aurait placé au rang d'Evanescence bis. Bien entendu, l'aspect pop sur certain passages est très présent, cette chanson, Protection, The Emerald Piper (le bonus) et surtout Amnesia en sont les exemples. Mais la pseudo déception s'arrête là. Le chant féminin même s'il est loin d'apporter la touche gothique est extrêmement bien maîtrisé et très puissant, choix gagnant. Les deux autres chanteurs : Anders pour les grunts, rarement au premier plan, mais souvent en doublage, crée une apport comme une basse peut le faire en remontant le tout, sans pour autant que nous l'entendions au premier plan. Et surtout Kjetil Nordhus (Green Carnation entre autre) au chant clair qui est officiellement un membre permanent.

The Sins Of Thy Beloved, le groupe le plus prometteur du genre comptait dans ses rangs Pete Johansen qui fait une fois de plus quelques apparitions très enrichissantes, puisqu'il s'agit de monsieur violon dans toute la carrière des Norvégiens comme en témoigne le final très prenant d'Amnesia, ou encore la lente descente initiée par cet instrument dans Sirens, un réel plaisir de retrouver cette touche dans leur musique. Le lien entre TOT et Tristania c'est aussi pour mettre en valeur leur format radio qui est né petit à petit et aujourd'hui le dernier album de chacun d'eux est dans un style et un son pas tant éloigné, mais le côté gothique est plus présent chez l'ancien groupe de Liv Kristine, ce qui fait que ce dernier à plus de charme (arbitraire comme choix ? Non, juste que ça colle mieux à ce style). Là, ce n'est pas décevant non plus avec même des côtés aventureux, comme l'ultra pop bonus (The Emerald Piper) qui possède un pont teinté stoner, ou encore Magical Fix oscillant entre le gothique, avec des lignes de chants progressives pour aller jusqu'au black metal. Cela montre que le groupe sait s'éloigner de son style d'origine, ou encore y revenir avec le très gothique Illumination qui est l'exemple le plus frappant. Un point très positif pour cette galette, il n'y a pas de titre faible, à part peut être les deux premières un peu trop faciles d'accès, le reste de l'album s'écoute bien, se retient bien...mais donne tout de même envie d'être réécouté.


Cependant, Le problème vient du son qui sonne très synthétique, très (trop) propre c'est un problème récurent aujourd'hui, mais qui dé-personnalise la musique surtout dans un style comme celui-ci qui fait d'abord appel à l'émotion (enfin il semble que ce ne soit plus le cas depuis une bonne 10ène d'années). L'album est donc assez intéressant dans le sens ou un groupe qui se recycle peut continuer à surprendre, il ne faut pas s'attacher à leur étiquette et à leur passé. Oui l'ensemble est trop moderne pour être réellement touchant, oui l'ensemble n'est pas assez metal pour devenir headbangeant (même si Rubicon est leur album le plus heavy), mais le groupe n'a pas sombré en un pop radio comme Sirenia et ça...C'est déjà très bien.


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 6 polaroid milieu 6 polaroid gauche 6