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CHRONIQUE PAR ...

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Joe Le Hareng
Cette chronique a été mise en ligne le 05 août 2010
Sa note : 8/20

LINE UP

-James Kottak/Jimmy Ratchitt
(chant+guitare)

-Johhny Lucas
(guitare)

-Price Vernon
(basse)

-Athena Kottak
(batterie)

TRACKLIST

1)Rock & Roll Forever
2)Where You Wanna Go
3)Don't Wanna Go Home
4)Sunset Blvd
5)Scream With Me
6)Daddy U R My Star
7)Super Pricks
8)Drunk Unkle Pete
9)Class Of 3000
10)Time To Say Good-Bye
11)Holiday

DISCOGRAPHIE


Kottak - Rock n' Roll Forever
(2010) - punk hard rock Punk à roulettes pour ado - Label : SAOL



Allez y, fermez les yeux... ça y est? Maintenant essayez d'imaginer que Sum 41 ait décidé de monter un tribute-band à Mötley Crüe mais en gardant leur style : vous mordez le truc ou pas? Et bien c'est ça Kottak... Non, non sans déconner! Kottak, c'est Sum 41 qui raconte la vie de Mötley Crüe... Donc tout y passe : le rock, le roll, l'alcool, L.A., l'alcool. De la part d'une bande de teenagers qui serait fraichement sortis du collège et qui auraient décidés de se mettre au punk rock à roulette, pourquoi pas... Mais de la part d'un vieux de la vieille, c'est quand même difficilement pardonnable.

Pour les djeuns (et les autres) qui nous lisent, il est de bon ton que le groupe se nomme Kottak car le leader n'est autre que James Kottak l'actuel (mais plus pour longtemps) batteur de Scorpions et qu'il a officié également chez Montrose ou Warrant. Mais dans le cas qui nous intéresse, le bonhomme occupe le poste de frontman, avec option guitare, laissant les fûts à son épouse qui n'est autre que la frangine du fantasque Tommy Lee. Que le monde de Los Angeles est petit! Le répertoire de Kottak aussi...

Parce que c'est bien joli les potins, mais c'est quand même la musique qui nous intéresse. Première (bonne) surprise : le père Kottak se démerde plutôt pas mal derrière un micro (mieux que sa meuf derrière une batterie soit dit en passant) et c'est presque dommage que la production nous colle le chant sous le nez parce, du coup, ca rend le truc un peu oppressant. Mais bon, ça chante pas mal! Des conneries, mais ça chante pas mal! Niveau guitares, les mecs ont pas du se faire de tendinite, ça lorgne du côté des power chords du punk californien.

Du coup, on s'attend à des trucs catchy, punchy, in your face, yeah! Mais en fait non... ça essaye d'être punchy mais ca échoue lamentablement... Du coup on s'ennuie quand même pas mal pendant la grosse demi-heure que dure l'album. C'est d'autant plus dommage que ça commençait (presque) pas mal, dis-donc. L'opener "Rock & Roll Forever" n'évite aucun cliché mais à un petit côté potache sympa. Intro « qui le fait », couplet correct et refrain taillé pour le live. Ça révolutionne rien, c'est pas prétentieux et ça fait son petit effet. Malheureusement, le reste est loin d'être aussi fun...

Oscillant entre le juste passable et l'horripilant, Kottak rate complétement sa cible : "Daddy U R My Star", "Drunk Unkle Pete" ou encore "Sunset Blvd" sonne vraiment comme du mauvais Sum 41 (qui a dit pléonasme?), et mieux ne vaut pas parler de "Class Of 3000", "Where You Gonna Go" ou de la « ballade » "Holiday" sous peine de devenir désobligeant... Les riffs sont faciles, les idées usées jusqu'à la corde par des hordes de jeunes en Dickies, les lignes de chant se suivent et se ressemblent et pour compléter le tableau, la production, bien propre, bien nette, rend l'ensemble aussi lisse que le nouveau visage d'Ozzy.


Si c'est tout ce que James a trouvé pour assurer sa retraite post-Scorpions, ça va être tendu... Parce qu'il est bien difficile de voir à qui ce Rock n Roll Forever pourrait bien plaire. Les vieux briscards ne voudront rien entendre de cette musique pour jeunes, les dits-jeunes sont déjà passés à autre chose depuis longtemps. Que reste-il de tout ça? Pas grand chose... Espérons pour James que son petit monde assure en live parce que cela semble être sa seule planche de salut.


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