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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 14 mai 2010
Sa note : 14/20

LINE UP

-Roman Sayenko
(chant+guitare+claviers)

-Thurlos
(guitare)

-Krechet
(basse)

-Yuriy Sinitsky
(batterie)

TRACKLIST

1)Herald of the Aeon of Darkness
2)Those That Wander Amidst the Stars
3)Cyclopean Temples of the Old Ones
4)Incantation of He Who Sleeps
5)Guardians of Gateways to Outer Void
6)Ceremonies to Awake Thy Ageless Hate
7)Morbid Black Dreams Bringing Madness
8)Gate of Nanna (reprise de Beherit)

DISCOGRAPHIE


Blood Of Kingu - Sun In The House Of The Scorpion
(2010) - death metal black metal - Label : Candlelight



Arborant fièrement une pochette assez superbe dans son style, unique et empreinte d’une beauté certaine, Blood Of Kingu revient armé d’un 2nd album. Armé, c’est le mot. Oscillant entre black metal pour le son froid et l’atmosphère générale des compositions et death metal pour le chant sourd, les riffs mordants et des attaques au blast typiques du genre, Sun In The House Of The Scorpion est un album extrême. Il est à noter aussi que les membres du groupe sont ukrainiens et que de ce fait ils viennent sans trop de surprise de la clique Drudkh/Hate Forest/Astrofaes/Lucifugum. La communauté black metal ukrainienne est décidément une petite famille très productive.

Pour ce qui est de Blood Of Kingu, on retrouve des caractéristiques présentes chez ces groupes. En effet, Roman Sayenko qui en est la tête pensante vient de Hate Forest et Drudkh. Il a ainsi pris l’espèce de mélancolie automnale de Drudkh accouplée à la violence plus crue de Hate Forest pour former un mélange homogène et probablement intrigant à plus d’un titre. Des riffs saillants et agressifs, qui n’hésitent pourtant pas à faire preuve d’un subtil sens de la mélodie, un goût pour les plages contemplatives d’un accord longuement répété pourtant emprunt d’une violence crue et automnale. Bref, le meilleur des 2 mondes ? Des 2 mondes certainement, le meilleur pas forcément car il faut que le tout s’accorde. Et justement, ça s’accorde ! Par contre, il est probable que les fans de Drudkh ne se presseront pas tous autour de cet album trop clairement violent. Ceux de Hate Forest sauront probablement plus facilement accepter les parties atmosphériques comme sur "Incantation of He Who Sleeps", pièce maîtresse et centrale de 10 minutes.

Il est aussi à noter la présence de la batterie, ne serait-ce que par sa mise en avant dans le mix. Impossible de la contourner, elle martèle le rythme (élevé) en cadence et fait montre de bonnes dispositions techniques. L’autre point est sa volonté de faire plus que de la batterie, mais vraiment de la percussion au cours de certains passages, la conclusion "Morbid Black Dreams Bringing Madness" en étant le manifeste le plus évident, et elle s’essaye à l’exercice régulièrement. Toutefois, la percussion ne prend pas le pas sur la batterie, loin de là, il faut plutôt le prendre comme une addition intéressante aux compositions du groupe, le détail qui rafraîchit et aère des chansons tout de même lourdes et compactes. À ce niveau, on note une ressemblance avec ce que peut proposer Impiety dans sa version la plus moderne. En tout cas, l’ensemble est très attirant pour les mordus de black/death. Les titres sont incisifs et la partition instrumentale maîtrisée, et ne manquent pas à l’appel les instants plus épiques tels la montée sur "Cyclopean Temples of the Old Ones".


Cela donne un album convaincant à plus d’un titre, porteur d’une personnalité assez forte et aux relents de forêts ukrainiennes. Un bel effort à conseiller avant tout aux amateurs de black/death violent ne dédaignant pas les incartades atmosphériques voire tribales. Du bel ouvrage.


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