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CHRONIQUE PAR ...

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[MäelströM]
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 9/20

LINE UP

-Steffen Keth
(chant+prog)

-Thomas Adam
(claviers+prog)

TRACKLIST

1)Sub-Tronic
2)The End
3)Star-Crossed Lovers
4)Addict
5)Obey Your Heart
6)No Tomorrow
7)Still Unknown
8)In Dir
9)E-Shock
10)My Own Worst Enemy
11)Not Made Of Gold
12)Summer Sun
13)Sub-Tronic [Beat Of Steel Mix]

DISCOGRAPHIE

Subkutan (2006)

DeVision - Subkutan
(2006) - pop electro - Label : Drakkar Entertainment



De/Vision est un groupe allemand évoluant dans la (très) longue liste des groupes d’electro-pop. Formé il y a déjà dix-sept ans, le groupe n’a d’abord accumulé qu’albums mal construits et splits en tout genre, pour finir en 2001 sur un duo, réussissant plus ou moins à se stabiliser dans cette nouvelle forme. De/Vision prend alors un nouvel essor, et après quelques déboires le duo revient cette année avec ce Subkutan.

On sent de nombreuses influences in-citables, le domaine de l’electro-pop étant tellement vaste qu’il serait superflu (et insensé) de les répertorier. On pourrait par contre faire certains parallèles avec des groupes de space-electro, pour les samples utilisés et la méthode de mix, voire de techno dans la vitesse de certains beats et dans les mélodies de claviers, lorgnant sur les 80s plus qu’il ne faudrait. Il faut le dire: les samples et sons choisis par le groupe ne sont pas toujours du meilleur goût. "The End" nous offre d’ailleurs un très comique break aquatique, remplis de samples bulleux et de claviers marins. On hésite, car si le morceau est bien composé (dans son genre), c’est à la question « est-ce que le genre est bien trouvé? » qu’on ne sait que répondre… Avec son rythme tribal et ses ruptures de beats, "E-Shock" se révèle originale, mais De/Vision semble être abonné à « l’original déjà entendu », sorte d’expérimentation que d’autres auraient fait avant et que le duo aurait re-produit sans le savoir…

Sans se casser la tête à tout électroïser, De/Vision semble également apprécier les ballades, problème: "No Tomorrow" fait penser à "With Or Without You" de U2, en moins bien (et pourtant je n’aime pas cette chanson larmoyante) et sans refrain accrocheur; "In Dir" quant à elle marque une légère originalité par le chant en allemand, dans lequel Steffen Keth arrive à ne pas être horripilant, et la trame musicale violoneuse en fond sert le morceau plutôt qu’elle ne l’enfonce dans le mélodrame… Mais c’est encore dans le créneau des morceaux plus « bruts » que le duo (sans se démarquer particulièrement de ses contemporains) arrive à assurer des pistes qui marchent: "Addict" possède un rythme plaisant, prompt à se pencher de gauche à droite; "Sub-Tronic" montre un versant plus techno du groupe et en serait presque dansant.

Malheureusement, De/Vision n’évite pas le piège classique du « Electro-Pop = Musique facile faite par ordinateur ». Et là, vous allez me dire que c’est normal, c’est la définition de l’electro-pop; et je vous répondrais que certaines personnes ont su insuffler à leur musique quelque chose de fort, d’irrémédiablement dansant ou tout simplement beaucoup d’émotion, et De/Vision ne fait partie de ceux-là que l’affaire de quelques minutes sur une heure. Et encore… Les morceaux sont définitivement trop longs (pas un en deçà de quatre minutes quarante) et ont largement le temps de lasser, étant donné qu’ils ne brillent pas par leurs changements radicaux. Malgré l’attente d’un groupe qualifié comme faisant « de la pop loin de toutes conventions », on ne comprend pas trop l’intérêt de la démarche, car même dans un style aussi simple et crée à la base pour faire bouger et/ou planer, De/Vision manque cruellement d’originalité. Un groupe parmi d’autres, en somme…




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