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CHRONIQUE PAR ...

6
Lord Henry
Cette chronique a été mise en ligne le 25 avril 2010
Sa note : 12/20

LINE UP

-Marco Hietala
(chant+basse)

-Tommi Salmela
(chant+sampler)

-Zachary Hietala
(guitare)

-Janne Tolsa
(claviers)

-Pecu Cinnari
(batterie)

TRACKLIST

1)Satan Is Dead
2)Hell Knows
3)Rise!
4)The Pilot of All Dreams
5)Magic and Technology
6)Calling Down the Rain
7)Caught in the Deadlights
8)I Walk Forever
9)Sleep in the Dark
10)Gone

DISCOGRAPHIE


Tarot - Gravity Of Light
(2010) - heavy metal - Label : Nuclear Blast



Crows Fly Back, dernier effort en date du groupe, avait su séduire par une atmosphère sombre et torturée ; une parenthèse dans la discographie de Tarot, qui revient cette année à ses premières amours avec un Gravity Of Light foncièrement plus classique dans l’approche. Du heavy-metal dans sa plus pure acception donc, avec une production naturellement estampillée 2010, mais qui semble aussi marquer un recul dans l’ambition et la créativité de ses compositeurs. Un disque plaisant mais en rien révolutionnaire.

C’est même parfois à du vieux heavy à l’allemande poussif que l’on pense, quand attaquent par exemple les riffs de "Magic and Technology" ou de "Sleep in the Dark". Là où Crows Fly Back diluait dans une brume obscure les quelques raccourcis ou manques d’inspiration, pour mieux les éluder à l’écoute, Gravity Of Light, moins canalisé, plus versatile, nous jette à l’oreille plus régulièrement de sérieux moments de rien. À tel point que l’on en vient à se demander si certains morceaux ne seraient autre que des chutes de studio, uniquement présentes pour remplir le disque ("Calling Down the Rain"…)

Pourtant il reste de bonnes idées ! L’introduction inquiétante de "Hell Knows" et son rythme martial, les harmonies entre les deux chanteurs sur "Satan Is Dead", ou le feeling rock n’roll de "Caught in the Deadlights" tirent leur épingle du jeu et démontrent tout de même une grande acuité dans le peaufinage des morceaux. Mieux, un "Gone", en tant que fausse ballade, conclut l’album sur une note sinistre aux relents du dernier album, soulignant au passage les progrès de Marco Hietala au chant intimiste, posé sur quelques arpèges de son crû. Il se passe réellement quelque chose sur cette chanson, que l’on aurait aimé voir dupliqué plus souvent sur l’ensemble de l’album.


Petite déception fatalement, mais un disque qui n’en reste pas moins honnête et qui réserve son petit lot de moments sympathiques. L’on pense simplement que Marco et sa bande sont capables de mieux. À voir sur la longueur, peut-être.


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