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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 7/20

LINE UP

-Jaime Gonzales
(chant)

-Ony Byron
(guitare)

-Mikey Van Heal
(basse)

-Joel Andersen
(batterie)

TRACKLIST

1)After The Prelude
2)Thirty-Four Months For Nothing
3)Batan
4)Conflicted, Conditioned
5)Glass
6)Hangnail
7)New Year's Day
8)California Burning
9)Dead Wrong
10)Tear The Veil
11)Confession
12)Ignis Fatuus
13)Last Dying Wish
14)Bane Of Existence
15)Canyons
16)Vodkalung
17)Kiss The Cynic
18)Breathing Fear
19)Transition In E Minor
20)Burden's Gift
21)Tortured
22)The Outlook
23)Outro

DISCOGRAPHIE

Volume One (2004)

Devilinside - Volume One
(2004) - hardcore - Label : Century Media



Volume One est l’album de Hardcore qui répond à tous les clichés du genre, sans exception, et qui comme tout cliché, est démuni que toute originalité. Riffs qui durent vingt secondes, chant saturé stressant parfois proche de L.A. Downset. Mineapolis aurait pu frapper plus fort. Les titres sont courts, un total de cinquante minutes, et beaucoup sont carrément inutiles, notamment "Glass" ou pendant deux minutes les guitaristes font mumuse avec leurs cordes, comme un enfant qui vient de brancher une guitare électrique pour la première fois. C’est même audiblement désagréable. Et après tout redevient comme cela se doit: des harmoniques rythmiques à tire larigot, des semblants de breaks surprenants toutes les dix secondes.

Quelques titres se démarquent cependant comme "New Years Day", "Tear The Veil", "Ignis Fatuus" ou "Canyons" au piano et à la guitare acoustique, mais cela ne dure qu’une minute. Trop peu pour former une musique, tout au plus une introduction. Ce sont en fait plus des transitions que des titres, ce qui n’est pas sans mal parce que sans cela les titres Hardcore s’enchaîneraient invariablement et insensiblement pour former un ensemble compact et indigeste. Énervant, surtout. Énervant ce chant comme une machine, qui se contente simplement de hurler invariablement sur le même ton, avec à chaque fois aussi peu d’expression et de relief.

Il faut néanmoins reconnaître que les guitaristes savent jouer et que l’ensemble tient rythmiquement debout. L’élément qui caractérise le plus la musique de Devilinside est la transformation de riffs apparemment anodins en coups de haches assénant blessures tordues et attaques bizarres. Au début l’effet est surprenant. Puis cela devient lassant. Arrivés au milieu de l’album, l’auditeur n’attend rien de différent de la part du combo, sinon quelques intermèdes s’essayant à de nouveaux sons. A noter la construction honnête et presque originale du titre "Kiss The Cynic", entrecoupé de coupures rythmiques et de voix plus fluides et variées. Enfin quelque chose de presque personnel… Les autres titres suivent inlassablement leur même ligne rythmique, comme s'ils avaient peur de proposer un petit quelque chose d’original. Il faut écouter les vingt-trois titres pour en récupérer une petite poignée potable. C’est un peu trop de travail.


La mode veut que les groupes de Hardcore fleurissent, les scènes leurs sont ouvertes. La puissance de ce style de musique se dégage généralement de tous ces groupes avides de faire bouger les petites têtes blondes. Devilinside doit être un groupe de scène, avec la variété des rythmiques et des riffs agressifs qu’il propose. Amis des vieux Machine Head, Entombed ou Sepultura, voici un disque qui vous plaira. Peut-être devrais-je vous conseiller tout de même de rester sur vos classiques, au moins on est sûr de ne pas être déçus et irrités par ce genre de produit.


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