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CHRONIQUE PAR ...

69
Pablo
Cette chronique a été mise en ligne le 09 février 2010
Sa note : 15/20

LINE UP

-Marcus d’Angelo
(chant+guitare)

-Alexandre De Orio
(guitare)

-Daniel Bonfogo
(basse+chœurs)

-Caio d’Angelo
(batterie)

TRACKLIST

1)Discharge
2)War Stomp
3)Minefield
4)Evil University
5)Alarm
6)Raining Shit
7)Don’t Kill the Future
8)Our Blood
9)Natural Terrorism
10)I See Red
11)Tiro de Meta
12)Subconscious in Flames
13)Noia
14)Beneath the Remains (Sepultura Cover)
15)Filha da Puta (Ultraje a Rigor Cover)

DISCOGRAPHIE

I See Red (2009)

Claustrofobia - I See Red
(2009) - death metal thrash metal - Label : Candlelight



Claustrofobia pratique un death/thrash énergique et fait parti du haut du panier. En effet, le quatuor a accompagné au cours de ses onze années de bons et loyaux services une sacrée brochette de groupes. Rien de moins que Napalm Death, Krisiun ou Sepultura. Alors forcément, ça place un bon contexte pour l’écoute. D’autant plus que nos Brésiliens ont de la technique et du plaisir à revendre. Et que les magazines vantent la qualité du groupe. La signature récente chez Candlelight sert Claustrofobia, qui se donne ainsi les moyens de faire les choses bien.

I See Red est clairement l’album qui fait plaisir aux oreilles. Déjà parce qu’on est en terrain connu dés la première écoute. Une batterie qui cavale et des guitares agressives à souhait sans oublier un chanteur vociférant : le thrash a de belles couleurs au Brésil décidément. Parler de métal brésilien c’est forcément penser à Sepultura et Krisiun voir Ratos de Porao. Et pour une fois ce n’est pas faux. On retrouve la fougue caractéristique de tous ces groupes avec ce sens du groupe quasi inné. La force de Claustrofobia réside en l’alliance réussie entre thrash à l’ancienne et death moderne. Sur les quinze morceaux du disque on n’a pas le temps de s’ennuyer. On traverse un peu les âges en écoutant I See Red. A croire que le Brésil a gardé un état d’esprit similaire à celui des années 90 qui a vu naître Beneath The Remains.

La chanson éponyme est d’ailleurs reprise en fin d’album, ce qui n’étonne qu’à moitié. Autant être honnête, quand un groupe de métal brésilien sort un album il y a une chance sur deux qu’on y retrouve une reprise de Sepultura. On avait par exemple eu le droit à une superbe reprise de "Refuse/Resist" de la part de Krisiun sur leur dernier album. On a également le droit a une reprise d’un groupe local. Ne connaissant pas ce dernier groupe, on peut dire que le côté punk du groupe ressort vers la fin d’I See Red. "Beneath the Remains" est très bien interprété (même si bien sûr il est difficile de faire oublier le toucher d’Andreas Kisser et la patte d’Igor Cavalera). Toujours est-il que Claustrofobia parvient à toucher l’auditeur en alternant agressivité et mélodie. On est ravi d’entendre des passages acoustiques intéressants ("Alarm").


Au final ce nouvel album de Claustrofobia est une franche réussite. I See Red mélange avec intelligence thrash old school et death tout en faisant la part belle au groove et à la fraicheur propre à son pays. Les Brésiliens signent un disque qui n’oublie rien, que ce soit technique et mélodie tout en ne perdant pas de vue une certaine efficacité. Cela permet aux quinze morceaux de passer sans aucune lassitude. Chapeau !


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