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CHRONIQUE PAR ...

69
Pablo
Cette chronique a été mise en ligne le 03 janvier 2010
Sa note : 10/20

LINE UP

-Renny Carroll
(chant)

-Jack Mackrill
(guitare)

-George Lenox
(guitare)

-Kev Yates
(basse)

-Sam Curtis
(batterie)

TRACKLIST

1)Empty Promises
2)Broken Kingdom
3)Never Enought
4)Break the Trend
5)T.I.T.S.
6)Lost Forever
7)Interlude
8)Eradicated
9)Exidose
10)Living Daydream
11)Send Me a Sign (Closer)
12)The Art of Self Denial
13)No More Tomorrow

DISCOGRAPHIE


Forever Never - Forever Never
(2009) - metalcore Mou - Label : Siege of Amida Records



Forever Never nous revient après un décevant Empty Promises qui s’était révélé être une démo plus que passable. Les Anglais ont remis le couvert pour tenter d’améliorer les choses sur un album éponyme. Autant dire qu’il y avait fort à faire au vu des écueils passés. Les anglais ont depuis tournés avec de nombreux groupes plus ou moins connus, notamment Mnemic et Stone Sour. On imagine donc sans peine que Forever Never a appris de ses ainés.

À demi-mots on avoue que le groupe a fait des progrès tangibles. Dans un premier temps par un aspect visuel renforcé qui se voit offrir une pochette certes néo-classique, mais qui a le mérite d’apporter un appui au message des anglais. Bien que pas encore totalement clair quand on voit des chansons s’appelant "T.I.T.S.", Forever Never en mettant en scène sur sa pochette une chute d’eau verdoyante en recto et asséchée en verso exprime une vision d’un monde à deux vitesses. On vous l’accorde ce n’est pas un message original, mais bon on fera avec. Autre point positif mis en avant, c’est un souci de cohérence dans l’album presque retrouvé (si l’on excepte le passage à la guitare classique après un morceau agressif sur "Send Me a Sign Closer"). Cela rend l’écoute de l’album moins laborieuse qu’elle ne fût sur Empty Promises. Enfin la mélodie se retrouve plus logique dans les compositions.

On notera le guest intéressant de Vykki, chanteuse du groupe Solsikk (même style et nationalité que Forever Never). "Exitdose" donc est un single fabriqué pour réussir, mais il a le mérite d’être agréable à l’écoute. Maintenant on retrouve différents éléments qui entachent la progression des Anglais de façon indéniable. De fait, la volonté de faire un metal mélodique ouvertement mainstream apporte son lot d’influences volontaires et involontaires. Il sera par exemple possible de détecter des influences de Nickelback sur "Never Enough" (particulièrement le single "Too Bad" pour les connaisseurs). Malgré cela Forever Never arrive à trouver un équilibre fragile mais perceptible entre agressivité et mélodie. Sans parvenir à égaler des groupes comme Stone Sour, les Anglais montrent des signes de personnalité. Il était temps !


Soyons donc clairs : Forever Never progresse sans parvenir pour autant à produire un bon album. Celui-ci apparait comme moyen. Mais au moins il redresse un peu la barre après une démo très passable. Il ne s’agit pas ici de descendre un groupe mais simplement d’énoncer clairement un constat. Nickelback du metal, Forever Never se contente de produire des morceaux sans grandes surprises à deux ou trois exceptions. Peut mieux faire.


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