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CHRONIQUE PAR ...

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Flower King
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 10/20

LINE UP

-Ed Wynne
(guitare+claviers+divers)

-Brandi Wynne
(claviers+basse)

-Merv Peplar
(batterie+percussions)

TRACKLIST

1)Bolshem
2)Armchair Journey
3)Jelly Lips
4)Vedavox
5)Spacebase
6)Disdots
7)Etherclocks
8)Splat!
9)Ping

DISCOGRAPHIE


Ozric Tentacles - The Floor's Too Far Away
(2006) - electro ambient - Label : Magna Carta



Dans le genre groupe atypique, les Ozric Tentacles creusent leur sillon depuis plus de vingt ans, distillant à l’envi leur musique électro-psychédélique tantôt dansante, tantôt planante. Un peu comme si la troupe de Gong convolait en justes noces avec les teutons de Tangerine Dream, pour une fiesta allumée et riche en champignons hallucinogènes. La recette est plutôt alléchante, et ne manque pas de ravir lorsque les ingrédients sélectionnés sont frais et bien proportionnés. Mais cette fois, ça ne sera pas le cas.

Difficile en fait d’expliquer ce qui fait que cet album d’Ozric échoue là où d’autres ont réussi. Plusieurs pistes s’offrent à nous. On peut penser par exemple au manque de fraîcheur de l’entreprise. L’album a beau être correctement balancé entre des compositions pêchues et d’autres plus tranquilles, la lassitude gagne vite. Car étrangement, on a l’impression que le groupe ne s’amuse pas ; pire, qu’il joue la montre, laissant défiler ses morceaux faute de mieux, et que le guitariste place ses soli parce qu’il faut bien satisfaire les fans en manque. Le résultat des courses, c’est qu’on a affaire à un album bien peu inspiré.

Le trio d’entrée a pourtant de quoi impressionner : la longue mise en place de "Bolshem", planerie dégénérant en sauterie rythmique, laisse augurer du meilleur, tandis que l’électrisant "Armchair Journey" et le tourbillonnant "Jellylips" – malgré une intro irritante – entretiennent la flamme groovydélique propre au groupe. Mais après ça, les Ozric se perdent dans les méandres d’une musique ennuyeuse, tout juste bonne à accompagner un dîner d’affaires sur Saturne ("Spacebase") ou alors instaurent des ambiances proprement soporifiques ("Disdots"). Et quand surgissent, vers la fin de l’album, des petits moments de plaisir pour nos oreilles (la seconde partie de "Splat!", le duo basse/guitare acoustique de "Ping"), il est déjà trop tard : le syndrome du « milieu de disque monotone » nous a envahis, et notre écoute n’est plus que distraite. Nous n’avons pas décollé du sol : mission ratée !




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