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CHRONIQUE PAR ...

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Gazus
Cette chronique a été mise en ligne le 21 décembre 2009
Sa note : 14/20

LINE UP

-Arnaud
(chant)

-Jey
(guitare+chœurs)

-Xav
(guitare)

-Yo'
(basse)

-Popov
(batterie)

TRACKLIST

1)Why So Serious ?
2)Vynian
3)Time
4)Calvaire (feat. Fab de Guts)

DISCOGRAPHIE

Nephalokia (EP) (2009)
Sunshine (2011)

Nephalokia - Nephalokia (EP)
(2009) - rock hardcore death metal barré - Label : Autoproduction



« Ce n'est plus possible. À croire que de hautes sphères ont décidé de me faire déménager dans le sud. D'une parce que Nephalokia est un groupe provenant de Toulouse mais qu'en plus, les jeunes gens tapent dans un hardcore plutôt barré, ce qui rentre dans mes critères de goût. Non, franchement, je crois de plus en plus à la conspiration, mais qui pourrait être à l'origine d'un tel projet ? Quelqu'un qui m'en voudrait, à qui je dois de l'argent, peut-être ? Ah mais attendez, celui qui m'a envoyé ce promo n'est autre que...»

Avant de découvrir le dénouement de ce feuilleton passionnant, intéressons-nous plutôt au contenu de cet EP éponyme. Comme dit plus haut, donc, Nephalokia nous vient de Toulouse et propose une sorte de metal/hardcore somme toute très alambiqué. Les composantes de base sont effectivement présentes : du riff qui tabasse, mouliné à la Fear Factory ou bien tordu à volonté, entre Meshuggah (ce qui n'est pas une surprise lorsque l'on lit que les Suédois font partie des influences directes de nos petits Toulousains) et du death technique en vitesse divisée par quatre (ce qui n'est pas non plus une surprise, étant donné que, bizarrement, cela fait aussi partie des influences du groupe), une batterie qui oscille entre reproduction rythmique desdits riffs et blasts disposés par-ci par là avec parcimonie, s'octroyant heureusement des plans propres (parce que sinon ce serait vraiment trop facile), et un chant vomi allègrement, avec un grain assez juvénile qui n'est pas sans évoquer le Norma Jean actuel ou The Chariot, mais qui tape aussi dans des registres plus graves, sinon caverneux.

Reste à voir ce qui différencie Nephalokia des formations du même genre, si on leur ôte l'avantage de leur provenance géographique (parce que mine de rien, ça ne fait pas tout). Les riffs ? Réussis quand ils s'avèrent tordus et rythmiques, ils le sont aussi lorsque le groupe balance des plans plus atmosphériques voir carrément post-rock ("Vynian") et permettent à la musique du groupe de vivre dans une variété plus que bienvenue. Le chant d'Arnaud, la composante juvénile mise à part, est de bonne facture et notre homme s'en sort plutôt bien lorsqu'il s'agit de moduler sa voix et d'apporter une composante un peu mélodique à ses hurlements, même si cela s'avère parfois un peu approximatif ("Time"). Techniquement, le groupe s'en tire avec les honneurs, les riffs et la batterie étant bien calés et la basse sachant se faire groovy, tandis que le chant apporte un dynamisme entraînant à une machine bien huilée. Le seul vrai problème est au final la production, qui reste en deçà du niveau global. Non qu'elle soit mauvaise, elle s'avère au final presque trop crue et vide, ce qui, avouons-le, est plus que dommage.


« Bon d'accord, ce n'est pas non plus ce bon petit EP de Nephalokia qui va me donner envie de rester dans ma région parisienne natale. Mais tout de même, j'ai mes attaches, ma famille, mes amis, mon rédacteur en ch... Bon sang mais bien sûr, ce ne peut être que lui, celui qui distribue les promos aux chroniqueurs en fonction de leurs critères qualitatifs ! Comment ai-je pu ne pas y penser dès le début ? Bon sang, mais que lui ai-je fait à ce bon vieux Cosmic Camel Clash pour qu'il veuille m'envoyer chroniquer en Haute-Garonne ? Non mais franchement ?»


http://www.myspace.com/nephalokia


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