3794

CHRONIQUE PAR ...

39
Pietro
Cette chronique a été mise en ligne le 22 novembre 2009
Sa note : 18/20

LINE UP

-Jocke Berg
(chant)

-Thomas Silver
(guitare)

-Martin Sandvick
(basse)

-Magnus ‘Adde’ Andreasson
(batterie)

TRACKLIST

1)Kick On the Upperclass
2)Bag on Your Head
3)Last Forever
4)She's Offbeat
5)We Don't Celebrate Sundays
6)Hateful
7)Wild Boys
8)My Good Reputation
9)Cry Your Eyes Out
10)Simple Man
11)Blood on Me
12)Standin' on the Verge

DISCOGRAPHIE


Hardcore Superstar - Hardcore Superstar
(2005) - hard rock glam Sleaze, "Street Metal" - Label : Nuclear Blast



En 2005 Hardcore Superstar est un petit groupe de glam rock n’ayant connu qu’un succès limité dans sa Suède natale avec son tout premier album, le bien nommé Bad Sneakers And A Piña Colada à la faveur d’un hit mineur qui ne sera pas confirmé, les deux opus suivants étant étonnamment aseptisés et commerciaux. Le groupe a alors juste le mérite de prouver que Göteborg peut enfanter autre chose que des groupes de death mélodique...

Peu nombreux sont ceux qui attendent beaucoup du groupe à cette époque. Violente a dû être la claque lorsqu’ils ont posé une oreille sur cet album éponyme… Le groupe, paraît-il au bord du split, change de label et se révolutionne totalement. Déjà la pochette à la fois sobre et sombre, qui reprend simplement le logo du groupe saisi par une main aux ongles vernis, dénote par rapport aux précédentes plus flashy. Mais ce n’est rien par rapport à ce qui nous attend. Après une petite intro, le titre d’ouverture explose littéralement sur un énorme riff hard rock dans l’esprit mais au son typiquement metal ! C’est là que réside le plus gros changement, dans ce mariage alors inédit ou presque entre une musique festive directement issue des années 80, inspirée par les groupes Californiens de l’époque (Mötley Crüe en tête) et une puissance dans les riffs, dans le jeu de batterie, une hargne dans le chant, et un son de guitare clairement hérités du metal. Hardcore Superstar revendique en effet dans ses influences aussi bien le glam et le sleaze que le thrash, affichant son amour notamment pour Megadeth ou Slayer. Le groupe ira encore plus loin dans cette direction sur ses albums suivants, mais c’est bien ici que tout commence.

Et musicalement la formule est absolument redoutable : des couplets diablement pêchus, des gros riffs, une voix haut-perchée et écorchée qui peut faire penser à un Vince Neil dopé à l’EPO, un pré-refrain mélodique qui annonce un refrain hymne renforcé par des chœurs virils, avant un break plus calme qui permet de mieux repartir. Impossible de résister. Mais là où cet album est vraiment grand, c’est qu’absolument tous les morceaux font mouche. C’est bien simple, votre serviteur a le plus grand mal à écrire cette chronique tout en écoutant l’album, tant il est difficile de se concentrer en chantant à tue-tête. Ce disque fait partie de la très rare catégorie des albums sans aucun remplissage. Chaque titre est un tube en puissance, un véritable sans faute. Il faudrait tous les citer : après ce "Kick On the Upperclass" d’ouverture qui donne parfaitement le ton on trouve un redoutable "Bag on Your Head" (aux paroles romantiques comme vous pouvez l’imaginer) particulièrement heavy, puis le plus mid tempo et mélodique "She’s Offbeat" et son refrain renforcé de wohohoh fédérateurs.

Mais LE tube de l’album est définitivement "We Don't Celebrate Sundays". Ce titre plus léger, moins chargé en testostérone, est tout simplement irrésistible dans sa capacité à donner envie de faire la fête, tout simplement. Ce morceau est aujourd’hui devenu le classique du groupe, celui qu’ils jouent en dernier en concert. Dans le même style ou trouve l’excellent "My Good Reputation", tout aussi festif et réussi. À l’opposé se situent quelques morceaux plus sombres, plus méchants, comme l’énervé "Blood on Me" ou ce "Hateful" redoutable, avec ses couplets calmes mais tendus qui débouchent sur une explosion de colère lors du refrain. Au rayon des tubes impossible de ne pas citer non plus "Wild Boys", autre single en puissance, qui possède l’un des pré-refrains et refrains les plus immédiats et efficaces que je connaisse. Enfin, l’album se termine plus en douceur avec "Standin' on the Verge" qui commence comme une belle ballade avant de s’envoler vers d’autres horizons avec notamment un solo de guitare final magistral. Bon, je crois qu’on a fait le tour…


Rares sont les albums qui parviennent à être aussi efficaces du début à la fin. Après un début de carrière légèrement en dents de scie, Hardcore Superstar a trouvé son style avec son album éponyme de 2005, et le succès qui va avec. Ce mélange de glam et de metal a un nom, le groupe appelle ça du Street Metal. Ce qui est sûr c’est que c’est bon, mais alors divinement bon. Un vrai classique !


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 5 polaroid milieu 5 polaroid gauche 5