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CHRONIQUE PAR ...

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Pablo
Cette chronique a été mise en ligne le 26 octobre 2009
Sa note : 14/20

LINE UP

-Trevor Strnad
(chant)

-Brian Eschbach
(guitare)

-Ryan Knight
(guitare)

-Bart Williams
(basse)

-Shannon Lucas
(batterie)

TRACKLIST

1)Black Valor
2)Necropolis
3)A Selection Unnatural
4)Denounced, Disgraced
5)Christ Deformed
6)Death Panorama
7)Throne of Lunacy
8)Eyes of Thousand
9)That Which Erodes the Most Tender
10)I Will Return

DISCOGRAPHIE

Miasma (2005)
Deflorate (2009)
Ritual (2011)
Everblack (2013)
Abysmal (2015)
Nightbringers (2017)

(2009) - death metal hardcore - Label : Metal Blade Records



Passer un prodigieux album comme Nocturnal n’était vraiment pas chose aisée pour The Black Dahlia Murder. L’attente de deux ans pour connaître cette inénarrable suspense qui vous fait rester jusqu’à une heure du mat’ pour savoir si Greg House va sauver son patient était donc justifiée. Force est de constater que si le groupe ne dépasse pas son précédent opus, il garde encore une sacré avance sur le milieu deathcore. Analyse d’un album de qualité, mais au final pas franchement surprenant.

On ne va pas jouer les « c’était mieux avant ». Deflorate est un très bon album. Le son est toujours aussi hallucinant tant il est massif. Avoir une production de qualité ça fait toujours plaisir quand on a l’ampli et les enceintes pour la servir. On se retrouve donc très logiquement collé au mur dés qu’on lance l’album. Passé cette première baffe, certes habituelle chez le groupe qui a sur le plan du studio trouvé depuis maintenant quelques temps ses marques, on se rend compte que les musiciens ne sont pas en reste. Parce que bon on les connaît les grosses productions avec rien dedans. C’est un peu comme les bières sans alcool, l’emballage ne fait pas tout. Donc de ce côté-là aussi, les musiciens sont toujours aussi à l’aise dans la technique qui habite toujours leurs compositions. Ça tartine sacrément, ça joue à un haut niveau et le sujet est bien maitrisé. On a presque le même rendu technique impressionnant qu'en live. Pour autant, l’album n’est pas exempt de tous reproches.

Déjà par sa pochette, franchement pas géniale. Assez kitsch, elle fait penser aux premiers albums de Morbid Angel et Death. Pour un groupe aux sonorités actuelles, c’est assez étonnant. Même si le registre musical ne délaisse pas les influences black old school scandinaves (surtout sur "I Will Return" et "Necropolis") ça surprend. On est également surpris de connaitre l’album par cœur en trois écoutes. Un album vraiment riche se redécouvre à chaque écoute. Là il faut bien avouer qu’à contrario de Nocturnal on n’a pas ce petit goût de « petit truc » qui fait toute la différence. Sur un même registre les solos, s’ils sont parfaitement joués et relèvent d’un sacré niveau technique de la part du nouveau venu Ryan Knight (ex-Arsis) surtout sur "Denounced-Disgraced", donnent un sentiment de déjà-vu. Le gars place des solos assez peu originaux, avec un petit côté Arch Enemy au final. Rien à redire sur le chanteur même si sa voix ne varie pas. Derrière les fûts par contre Shannon pratique ici un jeu assez monotone.


On peut donc dire que cet album se place en ligne directe de Nocturnal, mais semble moins cohérent dans l’ensemble, il est un peu trop changeant. Qui plus est on est déçu par un manque certain d’originalité. The Black Dahlia Murder ne parvient pas à nous surprendre. Le groupe tient ses positions sans innover contrairement à auparavant. Restent des grosses baffes comme "Christ Deformed" qui font remonter l’intérêt d’acheter un album qui se veut plus pour les nouveaux venus que pour les puristes du groupe.


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