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CHRONIQUE PAR ...

59
Jal
Cette chronique a été mise en ligne le 01 octobre 2009
Sa note : 17.5/20

LINE UP

-KK
(chant+guitare)

-Shrapnel
(guitare)

-M. Razor
(basse)

-Mersus
(batterie)

TRACKLIST

1)Weapons of Conquest
2)I Am Not Deceived
3)Blood for Blood
4)The Barricades Are Breaking
5)A Stand Defiant
6)The Path to Conflict
7)A Thousand Plagues
8)Human, All Too Human
9)Sermon to the Dead

DISCOGRAPHIE

Defiance (2009)
Wildfire (2016)

Deströyer 666 - Defiance



Quinze ans d’existence, quatrième album avec ce Defiance. On ne peut pas dire que ce soit le groupe le plus prolifique qui soit, donc exprimer une certaine attente pour cet album est un doux euphémisme. Il est probable que certains des membres ressentirent également un certain ennui puisque deux d’entre eux, à savoir le bassiste et le guitariste se sont lancés dans Razor Of Occam, une des grosses surprises de cette année 2009. Mais intéressons-nous plutôt au blackened thrash de Deströyer 666.

Bon, début sur les chapeaux de roues, c’est bien du black qu’on a là et il n’y a pas de doute possible. "Weapons of Conquest" nous transporte directement dans l’univers du groupe, une musique teintée de thrash de par les solos et des riffs puissants et facilement mémorisables. D’un autre côté on trouve du blast typique black avec le morceau "The Barricades Are Breaking". Deströyer 666 nous a habitué à ce genre, et se cantonne à ne pas en changer, on peut les en remercier car ils sont doués dans le style. La voix puissante de Warslut est un véritable plaisir à entendre, il n’a pas un style vocal si habituel que ça pour du black. Passons les voix de gargouilles et autres castras gutturaux, nous avons droit à une voix virile ! Quoi ? Heureusement pour du black ? Oui peut-être, mais vous m’accorderez que ce n’est pas toujours le cas. Ici on trouve aussi des classiques du thrash, à savoir quelques chœurs par ci par là pour un rendu des meilleurs. La guitare quant à elle nous pond des riffs magistraux parfaitement soutenus par une basse audible sans être trop imposante. La présence de solos permet d’aérer quelque peu une musique qui était déjà parfaitement digeste sans mais ils sont de bonne facture, une qualité de plus à cet album.

La production est bonne, pas trop crade, pas trop propre, juste ce qu’il faut. Contrairement à certains groupes on n’a pas l’impression que le tout a été enregistré dans une cave lugubre avec un petit magnéto-cassette, Dieu merci. La batterie n’est pas trop en avant, ce qui sied parfaitement à l’album puisque sans être basique elle n’est pas non plus renversante, mais ce n’est pas ce qu’on lui demande non plus, elle joue son rôle à merveille. Niveau compositions on navigue entre un mid-tempo principalement utilisé saupoudré de quelques incursions de blast avec un soupçon d’envolées épiques bien thrashisantes. A l’écoute de Defiance on se remémore par moment l’excellent Rom 5:12 de Marduk notamment sur des morceaux tels que "Human, All Too Human" avec son intro assez lente et une suite mid-tempo du meilleur goût. D’autre part quelques relents de thrash allemand à la Kreator sont décelables par endroits, sur "Blood for Blood" par exemple. Dans toute cette qualité il y a tout de même un morceau qui sort du lot, à savoir la piste 5 : "A Stand Defiant" qui possède un petit côté death dans l’exécution des solos sur une rythmique bien puissante. Une véritable jouissance auditive.


À l’instar de Razor Of Occam, Deströyer 666 nous sort un excellent album dans la directe lignée de ses prédécesseurs. Le fan ne sera pas dérouté et le nouvel auditeur risquera fort d’être immédiatement conquis par la qualité musicale de la galette. L’attente de l’album n’aura rendu celui-ci que meilleur et c’est tant mieux. À dans six ans pour une nouvelle claque du genre ?


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