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CHRONIQUE PAR ...

39
Pietro
Cette chronique a été mise en ligne le 27 septembre 2009
Sa note : 10/20

LINE UP

-Francesco
(chant+guitare)

-Florian
(guitare)

-Guillaume
(basse)

-Van
(claviers)

-Loïc
(batterie)

TRACKLIST

1)Beyond the Mirrors
2)The Dead Names
3)Enjoy Cocaïne
4)Shotgun Symphony
5)Rage'N Revenge
6)Shadows Embrace
7)Releasing Earth
8)For the Love of War
9)Seven Years...
10)....Bad Luck

DISCOGRAPHIE


Broken Mirrors - Seven Years…
(2009) - heavy metal speed metal melodeath plagiat de Children Of Bodom - Label : Brennus Music



Quand je serai fatigué
D’écouter ces groupes rébarbatifs,
Quand je serai fatigué
D’entendre toujours les mêmes riffs,
Quand leurs solos voleront en éclats,
Quand il n'y aura plus que des clones en face de moi,
J'irai dormir chez la dame de Haute-Savoie.




Oui cette introduction honteusement volée à Francis Cabrel m’a été inspirée par la provenance de Broken Mirrors, le groupe dont il est question ici et qui est originaire d’Annecy. Mais ces paroles si subtilement adaptées par votre serviteur à la situation présente vont plus loin qu’une simple anecdote géographique. Car oui Broken Mirrors est un clone et Seven Years… frise le plagiat. Une fois passé l’introduction un poil originale, mi-atmosphérique mi-symphonique et qui fait très bande originale de film avec ces différents mouvements, sa boite à musique, ses bruitages de miroir brisé (pas con vu le nom du groupe), toute originalité et toute trace de personnalité est proscrite. À partir de là et jusqu’à la dernière piste (une outro qui reprend en grande partie les caractéristiques de l’intro, logique) on a l’impression d’écouter ni plus ni moins que des vieilles démos de Children Of Bodom. Des démos car le son n’est pas tout à fait du niveau attendu sur un album professionnel (le mastering a pourtant été effectué au mythique studio Finnvox par Mikka Jussila en personne). Pas qu’il soit objectivement mauvais mais il manque légèrement de puissance et de mordant.

Et de vieilles démos en plus car le style pratiqué par le groupe correspond à celui des débuts des Enfants du Lac Bodom, en gros de Something Wild à Follow The Reaper. Ca tombe bien, c’est de loin ce que les Finlandais ont fait de mieux, leurs derniers opus en date étant assez catastrophiques. En effet dès le premier véritable morceau absolument tous les ingrédients de la recette concoctée par Alexi Laiho et ses sbires sont au rendez-vous. "The Dead Names" débute ainsi par un riff à la Bodom saupoudré de claviers à la Bodom, puis débarque un chant écorché à la Bodom, une rythmique thrash/death accompagne une mélodie de guitare guillerette comme le fait Bodom, mélodie reprise par le chant sur le refrain. Suit ensuite une assez longue partie instrumentale… à la Bodom avec des solos de claviers puis de guitare très Bodomiens et le tout s’achève par un peu d’orgue à la… Deep Purple ! Ouf ! Et ca va être comme jusqu’au bout. La formule si typique et reconnaissable de COB est reprise à la lettre. Même les petits gimmicks propres à la bande à Laiho comme les extraits de dialogues qui introduisent les titres sont au rendez-vous, comme par exemple au début de "Enjoy Cocaïne".


Comment juger objectivement ce genre de disque ? L’auteur de cette chronique n’est pourtant pas un ayatollah de l’originalité à tout prix, mais jusqu’où peut aller l’inspiration d’un groupe ? Ici on est clairement en présence d’un plagiat pur et simple, et c’est à la fois assez gênant et dommage car le niveau technique est bon, tout comme la construction des compos, cohérentes à défaut d’être particulièrement marquantes. À l’avenir faites preuve d’un minimum de personnalité les gars, merde !


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