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CHRONIQUE PAR ...

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Joe Le Hareng
Cette chronique a été mise en ligne le 20 septembre 2009
Sa note : 17/20

LINE UP

-Brian Setzer
(chant+guitare)

-Johnny « Spaz » Hatton
(basse)

-Bernie Dresel
(batterie)

-The Brian Setzer Orchestra
(le reste)

TRACKLIST

1)This Cat's on a Hot Tin Roof
2)The Dirty Boogie
3)This Old House
4)Let's Live It Up
5)Sleepwalk
6)Jump, Jive and Wail
7)You're the Boss
8)Rock This Town
9)Since I Don't Have You
10)Switchblade 327
11)Nosey Joe
12)Hollywood Nocturne
13)As Long As I'm Singin'

DISCOGRAPHIE


The Brian Setzer Orchestra - The Dirty Boogie
(1998) - rock Rockabilly qui swingue - Label : Interscope



C'est l'histoire de Brian Setzer, le charismatique leader des Stray Cats, qui s'emmerde (ce qui n'arrive pas souvent, bien rares sont les années qui ne voient pas une sortie estampillée Setzer depuis les eighties) et qui se dit que quand même le rockabilly c'est chouette mais que jouer avec un orchestre de cuivres ça aurait de la gueule... Quand on est un des plus grands guitaristes du monde, on n'a pas trop de mal à réunir des pointures : ainsi naquit le Brian Setzer Orchestra.


Le groupe sortira deux albums avant d'atteindre la consécration avec The Dirty Boogie. La recette du succès : une énergie incroyable, des arrangements de cuivres de génie et un choix de chansons à tomber par terre! Côté énergie, un grand merci à Bernie Dresel qui derrière sa batterie envoie un bois pas possible et donne le rythme pied à terre à toute la clique de cuivres : et c'est parti pour une éjaculation de trompettes, de sax et de trombone! Quelle claque! Du coup, Setzer en profite pour dépoussiérer quelques classiques, à commencer par le "Jump, Jive and Wail" de Prima : guitare boogie, cuivres qui ronronnent, claquements de main, choristes à la voix de velours et un Setzer qui croone à mort avant de balancer un solo de derrière les fagots ! Du sexy encore avec cette reprise de "You're the Boss" où vient ronronner la délicieuse Gwen Stefani : du grand art !

Parmi les autres covers qui peuplent ce Dirty Boogie on notera aussi l'excellente "This Old House" qui prend un coup de jeune sous les doigts de Setzer et la walking bass de Johnny « Spaz » Hatton. Mais Setzer n'est jamais aussi bon que quand il fait du rockab' et dans ce domaine il fait des ravages! Les lignes de chant de Setzer sont un modèle de groove et les interventions de sa légendaire Gretsch font très mal ! Mais c'est sous les assauts de la section cuivres que des morceaux comme "Rock This Town", "Switchblade 327" ou "This Cat's on a Hit Tin Roof" prennent tout leur sens. "Rock This Town" enterre à coups d'arrangements swing la version des Stray Cats, "Switchblade 327" prend des allures 1930 : les tractions avant et les mitraillettes Thompson ne sont pas loin. Quant à "This Cat's", une seule écoute devrait vous convaincre de vous procurer ce bijou.


Agrémentant son toucher de folie et ses licks rockab'/boogie de kilotonnes de cuivres qui swinguent dans tout les sens, Brian Setzer nous sert là un album qui donne envie de se dégoter un costard à paillettes, une poulette en jupette et d'aller danser toute la nuit au son du juke-box.


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