3647

CHRONIQUE PAR ...

16
Kroboy
Cette chronique a été mise en ligne le 19 septembre 2009
Sa note : 14/20

LINE UP

-Ricky
(chant)

-Isko
(guitare)

-Hammond
(claviers)

-Gene
(basse)

-Mike
(batterie)

TRACKLIST

1)Firenote
2)Danger
3)Sara La Fountain
4)Speed Freak
5)My Love Will Never Die
6)Don't Ever Fall in Love
7)Love Me or Let Me Live
8)Mayday
9)Suddenly
10)Heartbreaker
11)She Stole My Speedos

DISCOGRAPHIE

Firenote (2009)

Firenote - Firenote
(2009) - mélodique hard rock - Label : IVK Music



En Finlande, il fait froid. Mais vraiment. À tel point que dans certaines régions reculées, il existait encore il y a quelques années un processus de cryogénisation par voie naturelle. Mais conséquence dramatique du réchauffement climatique, ce système a récemment connu une fin prématurée. Comme dans l'inénarrable California Man, on assiste aujourd'hui à la réapparition d'êtres venus du passé. Comme par exemple les rockers de Firenote, dont on peut estimer sans trop se tromper que leur congélation remonte à la fin des années 80.

Comment être aussi précis sans recourir au carbone 14 ? Simplement en écoutant ne serait-ce que le début de "Firenote" qui ouvre l'album, au moins jusqu'au refrain : tempo médium, caisse claire qui claque, bon petit riff mélodique doublé au clavier, son de gratte bien propre sur lui, chant assez aigu et fluet, paroles futiles (en l'occurrence, l'ambiance d'un concert de rock…) et refrain catchy soutenu par des chœurs bourrés de reverb'. Et non vous ne rêvez pas, cette liste comprend effectivement tous les gimmicks propres aux groupes US de hard mélodique / glam / FM / soupesque (rayez les mentions inutiles) des années 80 comme Warrant, Ratt ou Winger. Et le pire… c'est que ça le fait ! Evidemment, ça n'a aucune originalité, ça n'en avait d'ailleurs même pas à l'époque où le genre fut considéré comme le fossoyeur du heavy lors de l'apparition de la vague grunge ; mais ça a le mérite de proposer un peu de fraîcheur et de fun dans une période où le metal au sens large en manque cruellement. De par certains aspects, cet album fait parfois penser à Shakra, mais avec un cachet 80's plus affirmé, que ce soit au niveau de la production un peu plus cheap que chez les Suisses ou de par le chant assez aigu, plus tellement en vigueur aujourd'hui.

Le plus grand mérite des Finlandais sur ce premier album, c'est d'avoir fait en sorte de constamment varier les plaisirs, ce qui fait qu'à aucun moment, on ne regarde sa montre à l'écoute de Firenote. Evidemment, tout cela reste dans la sphère hard rock à tendance FM, mais on a successivement droit à des mid tempos relativement classiques ("Firenote", "Danger", "Heartbreaker"), des titres plus énergiques ("Sara La Fountain", "Suddenly") et même un titre lent avec un riff vaguement groovy (l'excellente "Love Me or Let Me Live"). De temps à autre, Firenote ne s'interdit pas non plus d'appuyer sur l'accélérateur avec le fiévreux "Speed Freak" ou un "She Stole My Speedos" qui respire le fun. Le tout avec une égale réussite, puisqu'on ne compte que deux morceaux vraiment ratés : "My Love Will Never Die", une ballade digne d'Edguy (et ce n'est pas un compliment) et "Don't Ever Fall in Love" et son refrain faiblard, ce qui est également le cas de "Heartbreaker" dans une moindre mesure. Mais ce sont de véritables exceptions, car les refrains sont au contraire un des points forts de l'album : une fois en tête, difficile de se débarrasser de titres comme "Sara La Fountain", "Suddenly" ou "Speed Freak" !


Vraiment, quel dommage de n'avoir récupéré que récemment cet album sorti fin mai. En effet, me voilà contraint de vous parler de ce Firenote seulement à la mi-septembre, période de morosité liée à la rentrée, l'arrivée de l'automne et le paiement du dernier tiers des impôts. Or, Firenote, c'est tout le contraire, c'est un album estival qui sent bon le soleil et les barbecues entre potes, qui s'écoute en bagnole sur la route des vacances, coude posé sur la vitre ouverte, lunettes de soleil sur le nez, yeux braqués sur le cul des gonzesses. C'est peut-être futile (de toute façon, vu la pochette...), mais qu'est ce que ça fait du bien de temps en temps un album immédiat et pas prise de tête…


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 6 polaroid milieu 6 polaroid gauche 6