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CHRONIQUE PAR ...

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Kroboy
Cette chronique a été mise en ligne le 28 août 2009
Sa note : 9/20

LINE UP

-Sy Keeler
(chant)

-Nige Rockett
(guitare)

-Andy Rosser
(guitare)

-Jeff Williams
(basse)

-Stece Grice
(batterie)

TRACKLIST

1)Killing Peace
2)Let There Be Death
3)Destroyer of Worlds
4)Metal Forces
5)Planting Seeds of Hate
6)Demoniac
7)Burn
8)Onslaught (Power from Hell)

DISCOGRAPHIE

Killing Peace (2007)
Live Damnation (2009)
Sounds Of Violence (2010)
VI (2013)

Onslaught - Live Damnation
(2009) - thrash metal - Label : Candlelight



Les festivals, c'est super. Imaginez, il y a déjà toute une infrastructure sonore à la charge de l'organisation, c'est parfait pour enregistrer un live à moindre frais. Et pas un bootleg non, un vrai live. Et c'est ainsi qu'Onslaught, souvent présenté comme la légende anglaise du thrash, s'offre son premier live. Un live de 8 titres pour 42 minutes, enregistré dans un festival anglais de seconde zone où le groupe n'était programmé que dans l'après-midi. Si ça c'est pas du prestige… Enfin, voilà un juste retour des choses vu la réputation très surfaite d'Onslaught.

Onslaught a donc profité de son passage au Damnation Festival de Leeds en novembre 2008 pour enregistrer son set. Il vaut mieux le préciser d'ailleurs, car hormis le chant brut de décoffrage de Sy Keeler et quelques « Onslaught ! Onslaught !» scandés timidement de temps à un autre par un public aux abonnés absents, on aurait presque du mal à croire qu'il s'agit d'un live. Sans doute à cause du mix énorme d'Andy Sneap et de l'interprétation tellement carrée sur le plan technique qu'elle en devient douteuse… Logiquement, Onslaught a mis l'accent sur Killing Peace, l'album de la reformation sorti en 2007 après un break de 18 ans. Pas moins de quatre titres, soit tout de même la moitié du show, en sont extraits. L'autre gros pourvoyeur est The Force (soit les deux albums enregistrés avec Sy Keeler au chant) avec trois titres, tandis que Power From Hell n'est représenté que par l'incontournable morceau éponyme en rappel. Quant à In Search Of Sanity, l'album de la discorde, celui du virage heavy rejeté par les fans à l'époque et qui a précipité la séparation d'Onslaught, on ne s'étonnera pas de le voir passer complètement sous silence. Mais là où l'on peut s'interroger sur l'intérêt de ce live, outre sa courte durée, c'est qu'Onslaught a déjà sorti un DVD live en 2007 chez Metal Mind, enregistré lui aussi sur la tournée Killing Peace. Un DVD plus complet avec 14 titres et l'image en prime. OK, on ne peut pas l'écouter dans l'autoradio ; d'autres arguments plus pertinents ?

Pour éviter le doublon intégral, Onslaught a eu la bonne idée de glisser deux nouveaux titres par rapport au DVD, tous deux extraits de Killing Peace et assez représentatifs de ce live. D'abord, "Destroyer of Worlds" : voilà un bon titre qui aurait même pu être excellent si le refrain et la partie musicale avaient su confirmer les promesses entrevues sur l'intro menaçante et les vociférations d'un Sy Keeler en rogne sur le couplet. Ce titre s'intègre parfaitement dans une première moitié de très bonne facture, où Onslaught nous sert dans l'ordre le puissant "Killing Peace" et ses changements de tempo bien sentis, l'ultra-sauvage "Let There Be Dead" (ce cri sur la fin !) et l'imparable "Metal Forces", un de leurs classiques de la première époque. Ça, c'est pour le bon côté ; mais ensuite, ça se gâte rapidement, à partir de l'autre nouveau titre. "Planting Seeds of Hate", tout comme son acolyte "Burn" un peu plus tard, sont de vraies caricatures de thrash : du bourrinage certes, mais pas la moindre idée à l'horizon, notamment sur des refrains d'un niveau à pleurer. Pas étonnant qu'avec de tels titres, Killing Peace n'ait pas marqué les esprits… Remarquez, entre les deux, "Demoniac" (tiré de The Force) ne fait pas non plus d'étincelles. Trois titres si faibles à la suite (sur huit !), c'est rédhibitoire et on finit inévitablement par décrocher. Le classique "Onslaught (Power From Hell)" a beau relever le niveau en fin de parcours, c'est déjà trop tard pour rattrapper cette impression mitigée.


Un live vite expédié qui, même en piochant parmi les meilleurs titres de trois albums différents, ne parvient même pas à captiver l'auditeur pendant 40 minutes. Voilà le triste résumé de ce Live Damnation qui vient confirmer, pour ceux qui en doutaient encore, que le combo anglais n'a jamais quitté la troisième division du thrash. Même les fans hardcore (s'il y en a) risquent de ne pas y trouver leur compte, cet album s'avérant nettement moins complet que le DVD Live Polish Assault 2007. Sans intérêt donc…


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