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CHRONIQUE PAR ...

17
Lucificum
Cette chronique a été mise en ligne le 27 août 2009
Sa note : 8/20

LINE UP

-Vociféroce
(chant)

-Sikkardinal
(guitare)

-Pandemic
(guitare)

-J.Poizon
(basse)

-Ravenous
(batterie)

TRACKLIST

1)Introspection
2)Venomous Blasphemy
3)The Guinea Pig Limits
4)Our Perception of Perfection in Perversion
5)Thirteen Days, Infected Blood
6)Complete Vengeance
7)Before They Eat
8)Perverse Is My (He)Art
9)Personihility : Destroy We Must

DISCOGRAPHIE


Deviant Surgeons - Venomous – The Demondrome Symphony
(2009) - death metal - Label : Autoproduction



Le soupir de lassitude n’est pas loin. Allez, présentons Deviant Surgeons rapidement : après deux démos, le groupe de death metal venu de Boulogne-sur-Mer arrive avec son premier album autoproduit au titre improbable : Venomous – The Demondrome Symphony. Un artwork plutôt bien réalisé, une production honorable quoique vaguement bancale, une thématique archi-vue et revue (les sérial killers, le meurtre, les pathologies physiques et mentales, et la chirurgie)… il ne manque décidément pas grand-chose à Deviant Surgeons pour être instantanément rangé dans le bac à death metal générique.

Et l’écoute de ce premier album vient malheureusement confirmer la chose : Deviant Surgeons n’est à ce jour qu’un groupe de plus dans le paysage musical français underground. La musique proposé sur ce Venomous – The Demondrome Symphony, n’a rien d’une symphonie si ce n’est l’introduction de l’album, peut être le seul titre vraiment accrocheur de l’album avec son rythme pesant et son orchestre en fond. Le reste aurait sans doute dû être du même acabit, mais non : dès le premier titre, "Venomous Blasphemy", on rentre dans le vif du sujet et les choses fâchent tout de suite. Nous l'avons dit, la production n’est pas honteuse, mais pas de quoi sauter non plus au plafond. On comprendra aisément que le statut d’autoproduction y soit pour beaucoup, mais l’auditeur - qui n’y peut rien – ne pourra que constater ce petit côté brouillon pas très agréable.

Mais le plus gros souci, c’est la platitude presque absolue de la musique de Deviant Surgeons. Toutes les recettes du death metal y sont scrupuleusement et méticuleusement appliquées mais sans l’ombre d’une trace de génie. Malgré des passages mélodiques - nullement surprenants et pas toujours très bien amenés - ("Venomous Blasphemy" ou "Personihility : Destroy We Must") qui aèrent un peu l’ambiance, difficile d’être emballé par la musique de Deviant Surgeons. Les inspirations sont assez claires (Cannibal Corpse, Immolation et dans une moindre mesure Carcass voire At The Gates – sur "Perverse Is My (He)Art") mais le résultat est loin derrière les groupes cités. Le chant de Vociféroce n’a lui non plus rien de transcendant, sans réelle personnalité, et remplit tout juste son rôle de growleur conventionnel.


Pas grand-chose d’autre à dire sur ce premier album, sinon que Deviant Surgeons risque d’avoir du mal à s’imposer dans le panier de groupe d’extrême underground si leur seconde production ne relève pas drastiquement la barre. En attendant, rangeons ce Venomous – The Demondrome Symphony dans la boite à CD oubliables.


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