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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 28 juillet 2009
Sa note : 12/20

LINE UP

-Fizzi
(chant+guitare)

-Steini
(basse+chant)

-Oliver
(batterie)

TRACKLIST

1)Intro
2)Weekend Anarchist
3)Alles Scheisse!!!
4)The Wall/Self Elopement
5)It’s a Monster (It’s a Feeling...)
6)Start a War
7)War in the Name of Freedom
8)The Missing Link
9)In the Drain
10)Give Up...
11)The Peel
12)Incomplete
13)Oppressed
14)Nothing Is Free
15)It’s All in Vain
16)Continue to Exist
17)Endstation Bahnhofsklo

DISCOGRAPHIE


Sick Of Society - Weekend Anarchy
(2009) - punk - Label : 36 Music



Un nom et une provenance qui ne trompent pas, jugez plutôt : Sick Of Society, origine allemande contrôlée. Le groupe se doit donc de venir de Hambourg. Manqué ! Ils viennent du Sud. Qu’importe, ils font du punk depuis 20 ans si on inclut les tous débuts sous un autre nom. Arf, j’ai vendu la mèche, Sick Of Society fait du punk. Pas très étonnant de toute façon au vu du patronyme et du sobriquet de l’album. Weekend Anarchy. Comme en résonance au "Anarchy in the UK" des Sex Pistols si fondateurs et définitifs.

Limiter Sick Of Society à ce détail serait pourtant une erreur relativement grave (disons que des erreurs ont déjà été plus graves quand même dans l’Histoire de l’Humanité). En effet nos punkeux ont parfaitement intégré que depuis les années 70 de l’eau a coulé sous les ponts. Oh, ils n’en sont pas au point de faire la Révolution musicale mais leurs compositions ont une petite touche de punk rock, une pincée de metal et une apparition de core de-ci de-là. Bien suffisant dans le milieu du punk pour les qualifier de modernes. Du punk rock ils en prennent les mélodies parfois évidentes de leurs titres comme "It’s a Monster (It’s a Feeling...)", quelques refrains aussi. Du metal ils tapent dans les roulements de double pédale ("War in the Name of Freedom" par exemple) ou les quelques soli qui parsèment la galette. Enfin du core ils empruntent certains cris ("The Missing Link") et de menues syncopes.

La mayonnaise prend-elle ? Plutôt. Ce n’est pas un vent de nouveauté mais la combinaison de tous ces éléments rend la musique de Sick Of Society agréable et diversifiée, loin du poncif 20 chansons = 20 fois le même titre qui pourrait faire peur. Histoire de s’aérer encore, le groupe tente l’incartade dans le reggae pure souche sur "It’s All in Vain" et l’essai est réussi. Encore une fois, il ne faut pas attendre la révélation ultime, mais l’effort est suffisamment bon pour être noté. Et enfin, du punk nourricier, le groupe reprend la véhémence politique de son propos (par exemple un discours repris de Bush sur la guerre avec un gros rire à la fin de "War in the Name of Freedom") et le rentre-dedans de sa musique loin d’être complaisante malgré de nombreux instants douceur. Cet ensemble est étonnamment agréable et sympathique. De plus, on sent l’envie et l’honnêteté du groupe et ça fait plaisir.


Alors n’attendez pas un quelconque chef-d’œuvre, non, Sick Of Society n’est pas là pour ça. Par contre, de la musique pas prise de tête et bien faite, oui. On passe un bon moment avec ce Weekend Anarchy l’air de rien. Le type de disque qu’on s’écoute une fois l’an en se disant « Ah ouais, c’est cool quand même » et qu’on range puis oublie jusqu’à l’année suivante.


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