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CHRONIQUE PAR ...

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Cosmic Camel Clash
Cette chronique a été mise en ligne le 27 juillet 2009
Sa note : 8.5/20

LINE UP

-Anni De Vil
(chant)

-Bitchie
(guitare)

-RockZilla
(guitare)

-SatAnica
(basse)

-Hell'n
(batterie)

TRACKLIST

1)We Are the Undertakers
2)Halloween
3)Bless the Beast
4)Girls Made of Heavy Metal
5)Louder
6)Metalwar
7)Wreck of Society
8)The Bitch Is Back
9)Devil in Me
10)Heavy Metal Man
11)Pain in the Ass

DISCOGRAPHIE

Metalwar (2009)
The Art of Metal (2012)

Hysterica - Metalwar



Attirer l'attention du métalleux moyen n'est pas foncièrement difficile, et le label Sound Pollution le sait bien. Imaginez, il suffit de mettre en avant un groupe de BONNASSES SUÉDOISES EN CUIR avec des HACHES et des ÉPÉES qui font du HEAVY-METAL pour s'assurer que le public en question suive ! Si en plus les musiciennes en question sont pour la plupart des BLONDES A GROS SEINS, l'intérêt du métalleux moyen est alors à son maximum. Il n'y a plus qu'à appeler l'album Metalwar : après tout le label Sound Pollution sait bien que les THÉMATIQUES GUERRIÈRES, ça plaît plutôt pas mal.

Enfin, thématiques guerrières, il ne faut pas pousser non plus. Mis à part le morceau-titre et ses paroles à la MANOWAR qui est bien dans le trip, l'album traite un peu de tout et n'importe quoi. On passera sur l'appel à une prise de conscience écologique de "Wreck of Society" pour plutôt s'intéresser à la DÉCLARATION D'AMOUR POUR CHEVELUS VIRILS qu'est "Heavy Metal Man" ou à l'histoire de ZOMBIES de "Halloween". Ce titre est d'ailleurs tout ce que le métalleux attend musicalement : des RIFFS DE POWER-HEAVY TRADITIONNEL qui s'approchent parfois du métal ALLEMAND, en particulier dans le côté basique - voire bêta - et l'utilisation de la DOUBLE PÉDALE. C'est d'ailleurs un des rares titres où la chanteuse Anni De Vil chante réellement, la plupart des autres titres la voyant adopter un GRAIN AGRESSIF qui confine rapidement à l'insupportable : tout le monde ne s'appelle pas Veronica Freeman (Benedictum) et les aboiements d'Anni sont franchement cheap. Ses quelques tentatives de GROWL sont également à oublier, comme sur le refrain de "Louder", titre soi-disant TAILLÉ POUR LA SCÈNE dont le REFRAIN AD LIB finit par casser le crâne.

Les tempos sont relativement variés : on passe d'un UP-TEMPO FÉDÉRATEUR comme "The Bitch Is Back" à un titre LANCINANT ET ÉCRASANT comme le shuffle de "Bless the Beast". Ce dernier donne d'ailleurs des envies de meurtre : après une intro toute en HARMONIES DE GUITARE, le côté répétitif et lourdingue du riff lié à la platitude d'une voix qui crache ses paroles est une véritable VIOLENCE infligée à l'auditeur. Des SOLI DE GUITARE dépourvus de technique comme de feeling aux RIFFS A LA JUDAS PRIEST déjà entendus un milliard de fois (le début de "Devil in Me") en passant par "We Are the Undertakers" et ses « Who !» HURLÉS bien ridicules, c'est l'ENFER. Le seul point positif est une utilisation de la syncope parfois surprenante vu l'orientation OLD-SCHOOL qui prévaut sur la galette. L'HYMNE "Girls Made of Heavy Metal" et sa touche de SPEED MELODIQUE dans les harmonies serait également presque écoutable sans les paroles à faire passer JOEY DEMAIO pour un Chevalier des Arts & Lettres. Le pire, c'est que tout ça est trop pénible pour qu'on puisse le prendre à la rigolade : pas de PUISSANCE, des MÉLODIES archi-revues, pas de réelle aspérité... c'est juste lourd.


Voilà la différence entre un nanar et un navet : le premier se déguste entre amis et on en rit, l'autre est juste À CHIER. L'ENNUI profond que provoque ce Metalwar, l'ABSENCE DE TALENT des donzelles, le côté PUANT de la démarche commerciale, tout ceci fait de cet album un ÉCHEC retentissant. Et tant pis pour le métalleux moyen, il n'avait qu'à faire un peu gaffe au lieu de bloquer sur les nichons.


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