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CHRONIQUE PAR ...

21
Wineyard
Cette chronique a été mise en ligne le 11 juillet 2009
Sa note : 14/20

LINE UP

-Pablo Egido
(chant)

-Miguel Palazón
(guitare)

-Roberto Marco
(guitare)

-Paco Porcel
(basse)

TRACKLIST

1)Much Us
2)Absynthe
3)Follow Me
4)Reaching The Stars
5)The Perfect Depth of the Mermaids
6)Air
7)Under the Mourning Rays
8)The Trip
9)Smoke's Men
10)Outer

DISCOGRAPHIE


Nahemah - A New Constellation



A New Constellation est un album mature et qui fleure bon le professionalisme. Pourtant, Nahemah ne jouit pas de la renommée que ce groupe d'Alicante mériterait. La faute à seulement trois albums en douze ans? A des débuts, disons, différents ? À un label faiblard ? Assez incompréhensible en vérité tant le death progressif et non conventionnel qu'ils produisent est rempli de mélodies groovy et de breaks instrumentaux inspirés. Découverte ?

"Much Us" annonce assez bien le fil conducteur de l'album et le style musical de Nahemah. Une ouverture pleine de groove typée seventies' (ne pas lire « à la Starsky et Hutch », ce serait réducteur), des claviers inspirés de l'OVNI Moontower de Dan Swanö, pas une once de blast beat mais un bon growl familial dont la tessiture est très légèrement black et qui sait rester un peu en retrait sans pour autant trop l'être. Voici donc la recette du death progressif de Nahemah, dans la veine de The Old Dead Tree en certes moins dépressif mais en tout aussi progressif, alternant growl et voix claire, claviers en nappes ("Smoke's Men" et son intro en voix parlée parmi une sur-dose de samples sidéraux fantastiques) et saxophone ("Absynthe"), breaks aériens ("Under the Mourning Rays" et surtout le final "Outer"...) et mélodies puissantes et planantes (final de "The Perfect Depth of the Mermaid").

Au delà de cela, il se dégage une bonne consistance des titres, pas de vraie faiblesse musicale apparente et aucun sentiment de linéarité grace à des morceaux bien distincts entre eux. Il reste néanmoins un mal insidieux qui ne fera qu'augmenter au fil des écoutes : la voix claire. Beaucoup trop faible pour espérer magnifier le groupe, elle est très (trop) commune, trop timide et bien trop en retrait. Elle donne une réelle impression d'amateurisme sans relief, à tel point que c'en est gênant sur "Absynthe", "Follow Me", "Reaching the Star" et "The Perfect Depth of the Mermaid". Une fois que l'on est braqué dessus, la magie se termine, et les mélodies assez puissantes se retrouvent mal servies par cette faiblesse vocale. "The Trip", par exemple, un des titres les plus énervés avec une alternance growl/voix claire ne fait que montrer encore plus la faiblesse claire et la bonne tenue du growl. La tentative du passage parlé en espagnol de "Air" achève le travail...


A New Constellation est un vrai bon album, malgré tout. Si l'abstraction de la faiblesse de voix claire vous est possible, alors il se peut même qu'il soit considéré comme un très bon album. Le travail musical est certain, la transmission d'une ambiance particulière également et le growl fait sa place sans douleur au milieu de passages éthérés. Il est finalement nécessaire et recommendable de tenter une écoute.


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