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CHRONIQUE PAR ...

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Dexxie
Cette chronique a été mise en ligne le 10 juillet 2009
Sa note : 14/20

LINE UP

-Sam
(chant)

-Lolo
(guitare)

-Alex
(guitare)

-G
(basse)

-Olivier
(batterie)

+ guests

TRACKLIST

1)This Is Oil
2)Everything to Live
3)My Ranch
4)Alone
5)Whisky

DISCOGRAPHIE


Drawers - This Is Oil (EP)
(2009) - stoner grouik metal fermier - Label : Deadlight Entertainment



Bzzz !
"-Monsieur Dexxie, excusez-moi de vous déranger, un curieux individu demande à vous voir, il dit avoir un paquet pour vous.
-Comment ça, curieux ?
-Et bien, il... hum... je... disons qu'il est vêtu d'une salopette, d'une chemise de bûcheron, d'un chapeau de paille et d'un t-shirt Jack Daniel's version Japonaise (c), et il a une moustache à la Lemmy (mais sans la verrue).
-Ah ! Du Stoner ! Faites entrer."


Les Toulousains de Drawers nous servent donc ici leur premier EP grassement nommé This Is Oil, traduisez par « C'est de l'huile ». « De la bonne huile de marquis ! N'est-elle pas meilleure ?» On commence par une petite intro électro-acoustique très sympathique qui déboule sur du gras de chez gras (c'est donc bien de l'huile), des gros riffs bien baveux qui semblent être importés directement de la Nouvelle-Orléans. Il faudra même baisser les fréquences les plus graves pour pouvoir distinguer un peu ce qui se passe derrière la grosse caisse. Ce premier morceau d'intro, parmi les meilleurs, est donc instrumental, et on enchaîne sur le second titre "Everything to Live" qui nous dévoilera la voix du chanteur...

Et là aussi, ce n'est pas sans nous rappeler un certain Phil Anselmo, de chez Down, autant pour les riffs que pour la voix. Même les harmonies vocales, qui constituent un des points forts de cet EP car très agréables à écouter, vont dans cette direction. On regrettera d'ailleurs par moments un chant un peu trop hurlé, ce qui peut être tantôt un plus ("My Ranch"), tantôt un minus ("Whisky"), particulièrement en ce qui concerne les bruits fermiers de certains guests de cet EP ("Alone"), puisqu'il n'accueille pas moins de quatre invités sur les trois derniers titres. De toute manière, la courte durée de cet opus (21'40" pour 5 titres) permet difficilement de s'ennuyer, en dépit des passages un peu moins bons.


Du whisky, du poker, des chapeaux de paille, des motherfucker, bref, c'est bien du stoner, à la sauce New Orleans. Un premier essai des plus convaincants, ces Français du Sud savent jouer. Pour la prochaine fois, certains espèreront juste un peu moins de bruit si vous continuez dans le stoner, car en dépit de la croyance populaire, pas tout n'est bon dans le cochon.


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