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CHRONIQUE PAR ...

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Wotan
Cette chronique a été mise en ligne le 04 juillet 2009
Sa note : 11/20

LINE UP

-Heidi Parvianen
(chant)

-Tuomas Seppälä
(guitare+claviers)

-Kasperi Heikkinen
(guitare)

-Tommi Kuri
(basse)

-Joonas Pykälä-Aho
(batterie)

TRACKLIST

1)He Sleeps in a Grove
2)Incubus
3)Kokko – Eagle of Fire
4)Willow of Tears
5)Shallow Waters
6)Lost Soul
7)Song of Seven Stars
8)Saga
9)Snowmaiden
10)Lionheart
11)Morning Star
12)Birth of the Harp

DISCOGRAPHIE


Amberian Dawn - The Clouds Of Northland Thunder



Lucificum terminait sa chronique de River Of Tuoni, le précédent album d’Amberian Dawn, en recommandant à Tuomas Seppälä d'écouter un peu plus de musique, afin de se rendre compte du manque d'originalité de son groupe. Alors soit Tuomas ne comprend pas le français, soit il se dit que les conseils musicaux d’un homme aimant le shred ne doivent pas être suivis. Admettons que c’est un argument de poids: franchement, écouteriez-vous les suggestions de quelqu’un adulant Michael Angelo Batio ?

Et pourtant, il aurait dû. Le leader des finlandais d’Amberian Dawn aurait été bien inspiré d'écouter beaucoup de musique. Il se serait rendu compte que son groupe n’est ni plus ni moins qu’un suiveur sans grande ambition, et surtout aurait pu avoir un matériel conséquent d’inspiration pour trouver une voie plus personnelle sur le second album, The Clouds Of Northland Thunder. Las, le groupe continue sur sa lancée, sans aspiration ou ambition autre que d’être un énième clone. Nous devrons donc nous contenter de ce que nous avons, à savoir une sorte de resucée hybride de Nightwish, époque Wishmaster, et de Sonata Arctica ou le Stratovarius des débuts (notons d’ailleurs que la pochette du disque évoque furieusement celle du New Era de Revolution Renaissance).

Le groupe ne manque pourtant pas de qualités, ni de professionnalisme. Pour faire court, disons que pour le style, c’est bien fichu. Hedi Parvianen possède un timbre agréable, qui ne perce pas l’oreille, bien qu’elle manque de puissance, qu’elle arrive à compenser en insufflant quelques émotions, un peu de feeling dans des lignes de chant oscillant entre le plat et l’accrocheur. Ce dernier point est la qualité première d’Amberian Dawn: ils savent composer des plans accrocheurs et mélodiques. La ligne rythmique durant l’introduction d’"Incubus", ou le refrain de "Morning Star" ne sont certes pas d’une originalité marquante, mais ils ont le mérite d’être efficaces. C’est grâce à ces quelques détails que l’album peut être rangé dans la catégorie « plaisant » par les fans du genre. Professionnalisme qui se trouve dans la production, claire et plaisante, mais tout aussi standardisée que l’album.

Standardisation que nous retrouvons dans la structure des chansons, qui oscillent toutes autour des quatre minutes. Le sacro-saint couplet/refrain/pont avec solo de guitares est de rigueur (dont certains bien baveux), sans jamais en dévier d’un pouce. Comme de bien entendu, l’album contient des ballades, dont une pour clôturer l’album, ce qui détruit le rythme plutôt haletant du disque et le plombe. La seule surprise viendra de "Snowmaiden", un titre au tempo lent, sans pour autant être une ballade, avec quelques lignes de chant plus mélancoliques que le reste. Un titre étrange, mais bienvenu, qui apporte une bouffée d’air frais dans un univers froid et formaté, certes joli par moment, mais totalement en carton.


The Clouds Of Northland Thunder reprend les choses là où River Of Tuoni les avait laissées. Amberian Dawn continue d’être un groupe de seconde zone, dans le miasme grouillant des groupes de power metal à chant féminin. Le groupe n’innove pas, n’apporte même aucune variation, aussi minime soit-elle. Allez Tuomas, cette fois, c’est moi qui te le demande: écoute donc un peu de musique, afin que tu te rendes compte de la banalité de ce que tu fais.


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