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CHRONIQUE PAR ...

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Dexxie
Cette chronique a été mise en ligne le 17 juin 2009
Sa note : 17.5/20

LINE UP

-Dexter Holland
(chant)

-Noodles
(guitare+chœurs)

-Greg K.
(basse+chœurs)

-Ron Welty
(batterie)

TRACKLIST

1)Jennifer Lost the War
2)Elders
3)Out on Patrol
4)Crossroads
5)Demons
6)Beheaded
7)Tehran
8)A Thousand Days
9)Blackball
10)I'll Be Waiting
11)Kill the President

DISCOGRAPHIE


The Offspring - The Offspring
(1989) - punk punk-rock, skate - Label : Epitaph Nitro Nemesis



1984, Californie. Bryan "Dexter" Holland et Greg "K." Kriesel, anciens co-équipiers de l'équipe de cross-country de leur lycée, fondent le groupe Manic Subsidial, devenant un an plus tard The Offspring, avec Noodles à la gratte (il fallait un type de plus de 21 ans pour acheter de l'alcool...véridique !) et un futur-gynécologue derrière les fûts qui quitta la bande après le premier single en 1986 pour pratiquer sa médecine (very dick aussi). C'est un jeune gaillard de 16 ans, un certain Ron Welty, qui prend sa place. Après une démo en 1988, le groupe sort son premier album, éponyme, en 1989...

...chez Nemesis Records : un 33 tours tiré à 1000 exemplaires. Il sera réédité chez Epitaph et Nitro en 1995 suite au succès grandissant du groupe. Succès non usurpé, puisque ces Californiens-là démontrent dès leur première galette qu'ils ont un talent certain. On commence sur le désormais mythique "Jennifer Lost the War", sa petite mélodie d'intro/outro avec ce son de guitare si particulier, certains diront pourri, d'autres absolument charmant... et ce sont les autres qui auront raison ! Ce son, reconnaissable entre mille, fait partie des marques de fabrique des premières heures de la bande à Dexter. Même remarque pour les petits solos qui se font entendre çà et là. Au niveau des autres instruments, rien de spécial à noter, si ce n'est qu'il faut souligner que la voix de Dexter Holland, dont le timbre est déjà proche de celle que l'on lui connaît, est pour le moment peu travaillée et l'accent est plutôt placé sur la qualité des mélodies vocales que sur son exécution.

Cet album de 31 minutes contenant 11 titres, tous relativement courts donc, est bourré de perles. Le titre galopant "Elders", l'excellente intro et mélodie de basse de "Crossroads" et l'ambiance globale que dégage ce morceau, les riffs de "Demons"... ah, et puis il y a "Tehran" ! Ces petits passages jazzys énormissimes, ce refrain parmi les meilleurs, et la petite mélodie sans doute d'inspiration orientale (au vu du titre) mais qui finalement sonne très mexicaine... des paroles parsemées de mort sur des mélodies très pimentées ? Ce procédé ne sera pas sans nous rappeler une des bombes que The Offspring publiera quelques années plus tard, j'ai nommé Ixnay On The Hombre. On remarque donc que certains des ingrédients utilisés dans la conception de la musique de ces gars du Sud-Ouest sont déjà présents dans cette première galette.

Citons également le titre "Blackball", qui tout en étant très sympathique existe déjà sur le single de 1986, aux côtés de "I'll Be Waiting", dont nous retiendront l'introduction un peu surprenante, en tout cas dans le cadre de cet album (c'est d'ailleurs sans doute le risque que l'on prend lorsque l'on rajoute des titres pour allonger un disque, mais finalement ça sonne bien !) Ce titre lui-aussi devenu un des morceaux phares de ce premier album des "Offs" ne fait pas dans la dentelle, à l'instar de ce qui est sans nul doute un point fort de cette galette, j'ai nommé "Kill the President", et de son intro herculéenne avec ses fameuses percussions puis l'ajout progressif des différents instruments, couronnés par cette accélération mémorable. Arrive ensuite cette ligne de voix magnifique (qui n'a jamais chanté par-dessus le « In a world without leaders, who'd start all the wars ?», bref, un titre légendaire, à l'image de l'album qui le contient...


En résumé, un premier album réussi, en pesant ses mots. Ce savant mélange d'éléments rock 'n roll et d'autres empruntés au punk, allié à un talent plus que visible pour la composition posa les bases d'une ère nouvelle, celle de ce que l'on appelera le punk-rock ou encore le skate pour d'autres, qui fera que The Offspring sera maintes fois imité et jamais, jamais égalé. D'autant plus que le quatuor ne s'arrête pas là, puisque il remettra le couvert avec Ignition, deux ans plus tard, assurant ainsi sa célébrité au moins aux États-Unis...


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