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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été mise en ligne le 15 juin 2009
Sa note : 10/20

LINE UP

-Eric Martelat
(chant)

-Mickäel Colignon
(guitare)

-Jc Zurun
(basse)

-Stéphane Cordovado
(batterie)

TRACKLIST

1)Espèce d'Icônes
2)Le Bûcher des Vanités
3)L'Infirme Amant
4)Toujours Plus Bas
5)Souffler dans le Cul de Lucifer
6)Fin de Règne
7)Nougat Noir
8)Zèle de Poulet
9)Ecarte-les
10)Tragic Circus
11)In Cauda Venenum

DISCOGRAPHIE


Messaline - In Cauda Venenum
(2009) - hard rock - Label : Replica / NTS



Groupe de hard français, Messaline s'est d'abord fait connaitre en 2004 sur un tribute à Killers, Les Fils Des Loups, avec une reprise de "French Paradox". Son premier album est distribué par Replica Records et d'emblée, la bonne production dont bénéficie Messaline peut surprendre, surtout quand on voit les derniers albums de Killers et ADX, plutôt mal lotis en la matière. Et pour les influences, c'est justement de ces deux groupes dont s'inspire Messaline.


À première vue, In Cauda Venenum est un album rigolo, sympathique, ne se prenant pas au sérieux, du hard/heavy français à l'ancienne, obéissant aux codes du genre sans omettre d'apporter quelques innovations (pour le style, s'entend). La voix d'Eric Martelat est appréciable, mêlant habilement puissance et mélodies, un peu comme Phil d'ADX en fait. Toutefois, si "Espèce d'Icônes" et "Zèle de Poulet" (avec son refrain entêtant et son clin d'oeil au riff de "Symphony of Destruction" de Megadeth), s'avèrent efficaces, on ne peut pas en dire autant pour les passages plus osés de ce disque, que ce soit le refrain foireux façon « power-metal » de "L'Infirme Amant", extrêmement caricatural, qui est également repris sur "In Cauda Venenum" :
«In God we trust
In God we trust
»

Pour les incursions "pop" que l'on retrouve également sur "L'Infirme Amant", c'est la même chose, entre les guitares acoustiques et les voix « doublées », Messaline parait un peu à la rue, on sent que ce n'est pas un procédé qu'il maîtrise haut la main. Pour les paroles, ça ne vole pas très haut non plus, c'est le cas de le dire, c'est un humour particulier, souvent vulgaire, qui tombe à plat même si évidemment, il y'a un véritable effort de fait pour les jeux de mots. Quelques refrains soigneusement choisis : « Bye bye la déprime l'amour amer / Souffler dans le cul de Lucifer » ou «Décadence danse / La reine des Fées est défoncée ! / Des cadences denses / La reine des Fées est défoncée !»


Une reprise surprenante de Claude Nougaro, "Nougayork", repaptisé ici "Nougat Noir", une démarche sympa qui vient remonter le niveau. Dommage que Messaline veuille partir à ce point dans tous les sens, avec des enchainements parfois hasardeux entre les riffs et les refrains. On attendra un second album un peu plus personnel, moins maladroit, mettant davantage en avant les qualités du groupe.


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