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CHRONIQUE PAR ...

21
Wineyard
Cette chronique a été mise en ligne le 26 mai 2009
Sa note : 13/20

LINE UP

-Israth
(chant+basse)

-Kald
(guitare)

-Agramon
(claviers)

-Arvath
(batterie)

TRACKLIST

1)Wearing You
2)Painters of Uncreation
3)Christ Null and Void
4)Soul Funeral
5)The Slanderer
6)My Death Grotesque
7)Fire, Deliverance
8)...through the Voices of the Dead

DISCOGRAPHIE


Israthoum - Monument Of Brimstone
(2009) - black metal - Label : Spikefarm



Il est parfois des groupes de black dont la provenance influe sur le style, sur l'inspiration et les muses, même si la Norvège a tendance à tout avaler, prenons pour preuve le dernier concours de l'Eurovision. C'est vrai pour la Grèce par exemple, mais aussi pour l'Italie, le Royaume-Uni, entre autre. Apparemment pas pour la Hollande (qui n'est pas un neo-transexuel ex-socialiste) tant il est difficile de se convaincre qu'Israthoum n'est pas né dans un Fjord (pas le yaourt bien sûr).

Est-ce une critique ou une critique? Les deux mon général, car Israthoum a fait de Monument Of Brimstone un condensé de ce qu'il faut et ne faut pas faire quand on n'est pas Norvégien. D'abord, signer chez Spikefarm est plutôt un bon point qui garantit une diffusion et propagande de premier ordre pour le genre, et il faut bien avouer que c'est probablement ce qui manquait à nos bataves : deux albums depuis 92 c'est assez maigre, d'autant que le dernier remonte à cinq ans. Ensuite avoir au moins un titre phare, bien conçu et catchy, mais qui sait rester un minimum violent et « roots ». C'est chose faite avec "Wearing You" qui distille quelques nappes de claviers ornant un mur lointain de guitares saturées et grésillantes, et offre un intéressant ralentissement dans un murmure atmosphérique. Le tout accompagné d'une « belle » voix profonde et des riffs très black, rien de mieux pour lancer un album. À ce moment, mettre sa touche personnelle par un titre instrumental, planant ou descriptif est recommendable : "Fire, Deliverance" avec une excellente intro à la guitare acoustique, dérive vers l'instrumentale pur avant de rencontrer une voix claire à cheval entre le chant et le parlé.

Avoir encore quelques morceaux de bonne facture, même si inférieurs, est également toujours utile : "My Death Grotesque", son clavier présent et inspiré depuis l'introduction et son riff principal épique, "Christ Null and Void" avec toujours un très bon riff épique et une voix qui commence à se typer « suicidal » dans son déchirement, ou enfin "...through the Voices of the Dead", globalement plus noire, rapide mais toujours épique, bien qu'elle s'essouffle un peu trop souvent dans un black thrash plus terre-à-terre d'un intérêt moindre. On tient alors une moitié d'un album de bon black classique, pas trop semblable à du style norvégien mais qui ne détournera pas les amateurs. Reste maintenant à combler les trous, car comme énoncé plus haut, il n'y a qu'un semi-album, et c'est là que se construit la qualité. Israthoum a posé dans cette catégorie "Painters of Uncreation", une voix avec un peu trop d'effets, un riff moins inspiré mais rapide, un bon break instrumental, soit un morceau correct. Il y a aussi, malheureusement, "Soul Funeral", faite de borborygmes vocaux et blast beats inintéressants, entrecoupés de voix claire qui aurait pu mais n'apporte rien, à part une finale sur un piano froid trop tardive, et "The Slanderer" plus thrash et plus dépouillée, dont le chœur clair un peu gothique est le seul intérêt.


Au global, Monument Of Brimstone est plutôt agréable à écouter, et il ne contient que peu de titres mineurs au final. Israthoum semble néanmoins plus inspiré dans la frange épique et les mid-tempos planants avec des touches de claviers que dans le black plus cru et old school. On attendra le prochain tour, dans cinq ans, pour contrôler leur évolution. Quoique...


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