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CHRONIQUE PAR ...

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Lucificum
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 9/20

LINE UP

-Johnny Davy
(chant)

-Bobby Thompson
(guitare)

-Ravi Bhadriraju
(guitare)

-Brent Riggs
(basse)

-Jon "The Charn" Rice
(batterie)

TRACKLIST

1)Bearing The Serpent's Lamb
2)Reduced to Mere Filth
3)Altered From Catechization
4)Upheaval
5)Embedded
6)Strings of Hypocrisy
7)Martyrdom Unsealed
8)Blasphemy
9)The Divine Falsehood
10)Coalescing Prophecy

DISCOGRAPHIE

Genesis (2007)
Ruination (2009)
Demonocracy (2012)

Job For A Cowboy - Genesis
(2007) - death metal - Label : Metal Blade Records



Ne me demandez pas d’où vient leur nom : je n’en sais rien. Tout ce que l’on a comme début de piste, c’est que Job For A Cowboy vient des Etats-Unis, plus précisément d’Arizona. Parce que si leur nom sonne comme une grosse blague potache et qu’on peut s’attendre légitimement à un côté parodique de leur musique (du Western death-metal ?), il n’en est rien. La musique de Job For A Cowboy n’est ni drôle ni follement originale, mais reste de facture correcte. C’est dommage, on aurait pu espérer une reprise grind du fameux thème du film « Il était une fois dans l’Ouest » composé par Ennio Morricone. Ca, ça aurait eu de la gueule, tiens.

Au lieu de ça, on a juste un album de death metal brutal. Pas grand-chose d’autre à dire, tant cet album est classique. Tout les ingrédients sont là, les grosses guitares, le growl bien râpeux parfois (trop rarement) doublé d’une voix hurlée, une batterie bien lourde qui alterne blast beats et double grosse caisse à fond les ballons, et comme de coutume une basse quasi inexistante. La production est puissante, claire, équilibrée, la pochette (fort réussie au demeurant) comporte son lot de symboles morbides et les titres des chansons sont clairement dans la mouvance death. Bien. Voila, voila. Tout semble être dit. On continue un peu quand même ? Bon, Ok, allons-y.

Ben oui, pas facile de s’épancher sur ce Genesis. Ses trente minutes passent quasiment inaperçues. On se rend compte après plusieurs écoutes que la musique de Genesis (pas le groupe, hein, l’album de Job For A Cowboy) ne reste absolument pas en tête. Quintessence du death brutal, on a l’impression d’avoir déjà entendu chacun des plans utilisés par les américains depuis des années avec des formations comme Deicide, Cannibal Corpse et autres groupes venus aussi pour la plupart des U.S. Alors en étant un peu novice dans le monde merveilleux du death metal, on se dirait que cet album est une grosse baffe dans la tête, que c’est brutal, technique, efficace et que ça donne envie de secouer la tête en faisant décrire à sa longue chevelure d’élégantes arabesques. Et rien ne vous en empêchera, à priori.

Mais pour quiconque a une certaine culture des grands classiques du death metal, cet album ne saurait retenir l’attention plus d’une écoute. Le death metal se divise en trois catégories : il y a les groupes qui ont un passé glorieux et qui peuvent se permettre de rester sur leurs respectueux acquis (Deicide, Obituary, Bolt Thrower, Cannibal Corpse…) et de nous resservir un peu toujours la même musique, et les nouveaux groupes qui sont dans l’obligation de faire un minimum preuve d’audace et d’originalité pour se démarquer (Aborted, Despised Icon, Whisper X…). La troisième catégorie de groupe restera malheureusement vouée à rester coincée entre les deux, eux qui n’ont ni la crédibilité des premiers ni l’originalité des seconds. Et indéniablement, ce Genesis fait partie de cette troisième catégorie…

Sur dix titres, on en met déjà deux de côté, simples intermèdes d’ambiance au synthé. Parmi les huit autres qui restent, on retiendra éventuellement "The Divine Falsehood" et son mid-tempo bien lourd accompagné de nappes de synthé qui donnent une certaine emphase à la musique. Le reste - tout le reste - oscille entre "médiocre" et "relativement efficace". En cette période où le death-metal semble connaître un certain renouveau, sortir un album stéréotypé comme ce Genesis, c’est un peu se condamner à des réactions polies et vaguement intéressées assorties d’un « on vous rappellera ». C’est d’autant plus dommage que tous les ingrédients étaient réunis pour faire un bon album, mais cet espèce de retour aux sources suranné projette finalement cet album de Job For A Cowboy dans la fosse à médiocre. Dommage.




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