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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 15/20

LINE UP

-Mat Sinner
(chant+basse)

-Tom Naumann
(guitare)

-Christof Leim
(guitare)

-Frank Rössler
(claviers)

-Klaus Sperling
(batterie)

TRACKLIST

1)Other Side
2)Diary of Evil
3)Badlands
4)Black
5)Thunder Roar
6)Sign
7)Revenge
8)Under the Gun
9)Can't Stand the Heat
10)No Return
11)Last Man Standing

DISCOGRAPHIE


Sinner - Mask Of Sanity
(2007) - hard rock - Label : Foundry



Depuis le succès de Primal Fear, Sinner (le groupe) est nettement moins prolifique, les sorties d’albums sont moins régulières. Annoncé comme le meilleur album de Sinner depuis les années 80, Mask Of Sanity marque un retour aux sources vers du hard rock et des sonorités old-school, là où les albums précédents avaient plus tendance à lorgner du côté de Primal Fear. Après la bonne surprise de Seven Seals, qui voyait Primal Fear devenir mélodique et s’éloigner du sous-Painkiller habituel, il semblerait que Mat Sinner ait trouvé la bonne formule.

Même si on reste en famille, avec les 3/5ème de Primal Fear dans le line up (Tom Naumann, Mat Sinner et l’arrivée récente de Klaus Sperling… l’ancien batteur de Primal Fear !), sans oublier l’apparition de Ralf Scheepers en invité, venu renforcer Mat Sinner sur les refrains (la voix aiguë qu’on entend parfois en second plan, c’est lui !), Mask Of Sanity ne sonne pas vraiment comme du Primal Fear. La recette est simple et elle est appliquée sur tout l’album : riffs heavy bien burnés (à l’ancienne), refrains entêtants et parfois proches du hard mélodique, le tout ponctué des harmonies de Tom Naumann et de la voix graisseuse et rock ‘n’ roll de Mat Sinner. Une mixture unique et ça fonctionne, la sauce prend sur tout l’album, on en redemande ! De la même façon que Ralf Scheepers, Andy B. Franck (Brainstorm) et Martin Grimm (Mystic Prophecy) apparaissent en tant qu’invités. Roy Z a également co-écrit un titre, "Diary Of Evil", sur lequel on ressent bien sa patte sur le riff principal, comme pour les albums solo de Bruce Dickinson et Rob Halford. "Diary of Evil" est efficace mais ne fait pas vraiment partie des meilleurs titres.

Chaque musicien apporte sa pierre à l’édifice, même le claviériste Frank Rössler ; ses apparitions sont peut-être discrètes mais elles contribuent à renforcer l’aspect mélodique de l’album. Un sympathique clin d’œil aux années 70 sur "Thunder Roar", avec ses claviers « vintage » et son intro au piano, reprenant le principe d’"A Question Of Honour" sur l’album The Nature Of Evil (en réussi cette fois). Le solo de claviers sur l'up-tempo "Under The Gun" est également bien vu. Mask Of Sanity regorge de détails comme celui là, de trouvailles qui n’ont l’air de rien comme ça mais qui font mouche à chaque fois.


Entre du bon hard rock ("Revenge", "Can’t Stand The Heat"), du heavy mélodique ("Black", "Badlands") ou bien burné ("Last Man Standing", "The Other Side"), on n’a pas le temps de s’ennuyer. On reconnaît le style de composition de Mat Sinner sur les tempos plus posés, avec un gros travail sur les refrains, de la même manière que sur le dernier Primal Fear ("The Sign", "No Return"). Et en titre bonus, une nouvelle reprise pas très utile de Thin Lizzy ("Baby Please Don’t Go"), difficile à prendre au sérieux tellement elle est caricaturale (le rendu des chœurs est ridicule sur le refrain). Ils ont juste oublié l’inimitable groove de Thin Lizzy en route. Une bonne surprise en tout cas que ce Mask Of Sanity, en espérant que Mat Sinner poursuive sa carrière sur cette voie là.


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