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CHRONIQUE PAR ...

6
Lord Henry
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 12/20

LINE UP

-DC Cooper
(chant)

-Alexander Beyrodt
(guitare)

-Jürgen Steinmetz
(basse)

-Torsten Röhre
(claviers)

-Andre Hilgers
(batterie)

TRACKLIST

1)Man and Machine
2)Walk the Earth
3)Point of No Return
4)In from the Dark
5)King of Fools
6)Child Within
7)Goodbye My Ghost
8)Save Me from Myself
9)My Independence Day
10)Blind Leading the Blind
11)Running Through the Fire
12)Picture of a Shadow

DISCOGRAPHIE


Silent Force - Walk The Earth



Mine de rien, le groupe de DC Cooper continue sa percée et enquille les albums, rappelant qu’il existe bel et bien un public pour le speed-metal mélodique traditionnel. Soutenu en premier lieu par la jolie réputation de l’ex-vocaliste de Royal Hunt, Silent Force a su démontrer d’autres atouts et mettre en lumière sa légitimité en tant que groupe professionnel. Professionnel, il l’est assurément. Peut-être même un peu trop.

La mécanique est bien rôdée. Les compositions d’Alexander Beyrodt, assorties de la production irréprochable de Dennis Ward, s’inscrivent dans la lignée des hymnes du metal mélodique les plus reconnus. Son style, comme il aime à le rappeler lui-même, cristallise un son de guitare vintage évoquant Rainbow et Deep Purple dans un contexte contemporain – comprendre une production moderne. La chanson-titre "Walk The Earth" représente plutôt bien la réussite dans l’entreprise.

Histoire de bousculer un tantinet l’ordre établi, Silent Force s’essaie aussi, dans "Goodbye My Ghost", à un improbable crossover entre power-metal et rock gothique fashion, où DC use de sa voix grave – ce qui est rare – pour un résultat au final pas si déstabilisant que ça. Joli coup d’essai donc. Mais Walk The Earth, malheureusement, est loin d’aligner des bonnes idées sur la longueur. Le reste de l’album, pour parler vrai, est un condensé de titres heavy à l’allemande au degré zéro de l’originalité. Ce qui ne signifie pas, attention, que la qualité n’est pas au rendez-vous.


Il y a bien le gimmick du folk oriental, qu’Alexander Beyrodt aime utiliser au moment où l’on s’y attend le moins : "Man & Machine", "The King Of Fools", "Save Me From Myself". Guère dépaysant, surtout quand déboule derrière un refrain héroïque rhapsodien prévisible à des kilomètres. 90 % de l’album est donc sans surprise, oscillant entre Stratovarius, Helloween, Gamma Ray, Royal Hunt… On se surprend à penser à Dionysus, qui dans le genre « Ctrl + C, Ctrl + V » faisait déjà bien fort. A l’instar du groupe d’Olaf Hayer, Silent Force fait du speed. Et il le fait bien. Ça s’arrête là.


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