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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 15/20

LINE UP

-Ian Anderson
(chant+flûte+guitare)

-Martin Barre
(guitare)

-Dave Pegg
(basse)

-Doane Perry
(batterie)

TRACKLIST

1)This Is Not Love
2)Occasional Demons
3)Roll Yer Own
4)Rocks On The Road
5)Sparrow On The Schoolyard Wall
6)Thinking Round Corners
7)Still Loving You Tonight
8)Doctor To My Disease
9)Like A Tall Thin Girl
10)White Innocence
11)Sleeping With The Dog
12)Gold-Tipped Boots, Black Jacket and Tie
13)When Jesus Came To Play

DISCOGRAPHIE


Jethro Tull - Catfish Rising
(1991) - rock - Label : Chrysalis UK



Jethro Tull est un des rares groupes assimilés au mouvement progressif à ne pas avoir à rougir de ses années 80 (hormis The Broadsword And The Beast). La qualité constante de leur production force le respect, on ne compte plus le nombre de très bons albums qu'ils ont sorti. Après quelques albums portés vers le mainstream et néanmoins réussis (Crest Of A Knave, A), Catfish Rising marque un retour aux sources vers un son plus roots, proche du folk qu'on trouvait sur Stand Up, Heavy Horses ou Songs From The Wood. Bref, bien que l'on ait souvent catalogué Jethro Tull dans le progressif à cause (ou grâce) à l'ambition démesurée des Thick As A Brick et A Passion Play, Catfish Rising n'a rien de progressif, la base est avant tout rock.

Malgré leur âge avancé, Jethro Tull pète le toujours le feu et Ian Anderson derrière sa flûte enchantée déborde d'idées comme à la grande époque. C'est comme si rien n'avait changé depuis quinze ans. La plupart des chansons sont acoustiques, seuls "This Is Not Love" et son riff très "classic rock", et le heavy "Doctor Of My Disease" ont de la guitare électrique tout le long. Elles ne font pas partie des meilleures de l'album, mais elles permettent de se rassurer sur l'état de santé du combo. Le défaut de Catfish Rising est peut-être de ne pas faire preuve d'une diversité musicale extraordinaire. On a connu Jethro Tull capable de plus d'audace dans le mélange de styles musicaux divers et variés.

Quelques morceaux se ressemblent même un peu comme les très fun et folk "Like A Tall Thin Girl" et "Thinking Round Corners" sur lesquels Ian Anderson ne cesse de faire le pitre. D'autres sont également plus banals; le rock et folk d'"Occasional Demons" et "Roll Yer Own" a bien du mal à décoller. Heureusement, Martin Barre fait toujours preuve d'une finesse exemplaire dans un registre bluesy (sans jamais tomber dans le blues bateau, mou et chiant) sur "Sleeping With The Dog" (quelle intro à la basse !) ou au niveau des ballades, au nombre de deux ("Still Loving You Tonight", typique dans l'esprit "pochtrons accoudés au bar" comme pour "Said She Was A Dancer" qui figurait sur Crest Of A Knave, et "White Innocence", le seul morceau aux relents progressifs de tout l'album). C'est sur ces deux ballades que Jethro Tull est le plus sérieux et mélodique. Sinon, l'ambiance est plutôt fun et décontractée, sans être nunuche comme Heavy Horses.


Catfish Rising n'a pas à rougir face aux albums des années 70, et même si il n'atteint pas tout à fait le même niveau des classiques, ni leur créativité, il reste dans la (très bonne) moyenne du groupe. Pas aussi osé qu'un Crest Of A Knave, il manque ici un morceau phare comme "Budapest". Il y a bien "Rocks On The Road" et ses montées en puissance, ou "White Innocence" qui se démarquent, mais ils ne sont pas aussi impressionnants. Catfish Rising a quand même l'avantage de ne pas posséder de travers commerciaux et de rester pur de bout en bout.


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