3379

CHRONIQUE PAR ...

6
Lord Henry
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 11/20

LINE UP

-Pogus
(chant)

-Pag
(guitare)

-Allen Wheeler
(guitare)

-Kyle Klima
(basse)

-Robbie Nelsen
(batterie)

TRACKLIST

1)All This Time
2)Blame
3)Truth
4)Say Anything
5)Change of Heart
6)The Way Things Are
7)Every Single Word
8)Crash and Burn
9)Interlude
10)Meant to Fail
11)Something Else
12)Tired of Running
13)Start Again
14)Into the Night

DISCOGRAPHIE


Shortie - Without A Promise
(2005) - néo metal - Label : Earache Records



Shortie est la prochaine pompe à fric américaine. C’est dit. Ces jeunes de Sacramento, emmenés par le vocaliste Pogus, dont l’image devrait suffire à vendre pas mal de disques, s’inscrivent dans la mouvance néo-metal orienté radio commencée voici déjà quelques années. C’est toujours à la mode, paraît-il… Signés sur le label Earache pour ce quatrième album, il est temps pour eux de se montrer. Dans leur genre, il faut avouer que le groupe possède bien quelques qualités.

La voix de Pogus, douce comme celle d’un ex-chanteur punk blasé et adouci par les aléas du marketing (qui a dit Green Day ?) devient subitement beuglante, criarde, méchante, hurlée. Peu souvent, certes, mais lorsque c’est le cas la maîtrise vocale ne fait point défaut. N’allez pas chercher d’originalité là-dedans, mais c’est bien fait. Même chose pour les guitares: parfois très heavy ( "Meant To Fail", "Say Anything"), d’autres fois très néo-core ("Change Of Heart"), elles exploitent bien plus spontanément le rayon pop-punk-people. Bref, ce qui risque de fonctionner. On minimise les risques. La sauce prend parfois: "The Way Things Are" n’est pas en soi foncièrement déplaisant, au contraire.

Le problème de ce groupe, qui mise donc tout, vous l’avez compris, sur l’aspect commercial de sa musique, c’est un évident manque d’inspiration concernant les mélodies vocales. Rien qu’à entendre l’opener "All This Time", on pense illico à un mauvais clone de Papa Roach – ce qui en dit long sur la qualité de ce morceau – et partant, on est peu tenté d’écouter la suite. Heureusement, Shortie est parfois touché par la grâce: ils nous sortent des lignes vocales non pas excellentes (n’exagérons pas) mais passables ("Start"), voire correctes ("Truth"). Ce dernier titre est justement assez révélateur de l’esprit « FM-oriented » de Without A Promise. Ô surprise, vous découvrirez en surfant sur le site officiel du groupe qu’il s’agit du premier single de l’album, pour lequel un vidéo-clip fut tourné.


Il est évident que l’ouverture musicale n’est pas de mise chez Shortie. Les quatorze titres, au fond, sont assez proches les uns des autres, si l’on fait exception de "Crash And Burn", qui tente de ralentir le tempo dans une banalité énervante, et de l’ "Interlude" nullissime et inutile. C’est peut-être aux The Offspring de la fin des années 2000 que nous avons affaire ici, avec une musique plus radicale et plus en adéquation avec les mœurs actuelles (comprendre : ça plaira bien aux obèses américains boutonneux). Rarement très bon, souvent juste correct, parfois mauvais, Shortie fera sûrement un carton outre-Atlantique. Avec un peu de chance – ou malchance, c’est selon votre opinion sur le sujet -, chez nous aussi.


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 3 polaroid milieu 3 polaroid gauche 3