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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13/20

LINE UP

-Ian Anderson
(chant+flûte+guitare)

-Martin Barre
(guitare)

-Dave Pegg
(basse)

-Doane Perry
(batterie)

-Gerry Conway
(batterie)

-Ric Sanders
(violon)

TRACKLIST

1)Steel Monkey
2)Farm On The Freeway
3)Jump Start
4)Said She Was A Dancer
5)Dogs In The Midwinter
6)Budapest
7)Mountain Men
8)The Waking Edge
9)Raising Steam

DISCOGRAPHIE


Jethro Tull - Crest Of A Knave
(1987) - rock - Label : Chrysalis UK



Jethro Tull effectue un grand retour après plusieurs albums boudés par les fans (A, The Broadsword And The Beast, Under Wraps). S'adapter à son époque (les années 80) tout en conservant sa propre identité, c'est ce que le groupe est parvenu à faire avec Crest Of A Knave. Ce sera aussi l'album de la réconciliation avec les critiques puisque Jethro Tull recevra un Grammy Awards en étant nominé dans la catégorie... heavy metal (on ne ricane pas !!!). Les rabats joie accuseront Jethro Tull de s'inspirer d'un Dire Straits très en vogue à l'époque et on ne peut pas leur donner tort.

Martin Barre a un jeu qui se rapproche étrangement de celui de Mark Knopfler sur quelques titres tandis que Ian Anderson nous la joue Mark Knopfler lui aussi pour le chant, étonnamment clair et distingué, alors qu'on était habitué à l'entendre brailler auparavant, comme s'il parlait du nez. Donc je disais plus haut que Jethro Tull avait réussi à conserver son identité, ce n'est pas tout à fait exact. J'ai découvert Jethro Tull avec ce disque et je m'étais pris une bonne claque ! Mais une fois les autres albums découverts, il ne faut aucun doute que Crest Of A Knave ne figure pas parmi les meilleurs même s'il reste de bonne facture.

Le disque commence avec le rock burné de "Steel Monkey" et ses sonorités 80's (synthés et batterie électronique), dans le genre c'est vraiment de la balle ! Ponctué de quelques solos rock de grande classe dont le touché n'est pas sans rappeler celui de Mark Knopfler (encore lui !), "Steel Monkey" avait tout pour devenir un hit. Et c'est peut-être bien ce titre qui a incité le jury des Grammy Awards à classer Jethro Tull dans le heavy metal (no comment, encore une fois !) ! Les claviers sont très présents sur tout l'album, pas au sens progressif du terme mais bien en fond sonore, comme le faisait Dire Straits d'ailleurs (sur un titre comme "Calling Elvis"). Difficile de ne pas penser à Dire Straits sur la ballade "Said She Was A Dancer" aux paroles bidonnantes et avec des guitares sonnant un peu country (ce qui a toujours fait de Dire Straits un groupe plébiscité par les gens du troisième âge). Sauf qu'à l'inverse des ballades de Dire Straits, celle-là ne dure pas dix minutes et ne contient pas d'horribles solos de saxo, autrement dit, ce n'est pas de la soupe !

Quelques titres n'ont pas très bien vieillis à cause des synthés et ils sonnent surfaits maintenant ("Dogs In The Midwinter", le rock typé années 80 de "Raising Steam"). Reste quelques perles dignes du Tull comme l'acoustique "Jump Start", la longue pièce épique "Budapest" qui, malgré sa longueur, ne rivalise pas d'intensité avec un Thick As A Brick, et enfin "Mountain Men" avec une intro sublime très douce (claviers et flûte) avant de décoller vers quelque chose de plus rock et solide. "Budapest" me fait un peu le même effet qu'"Awaken" de Yes, tous les deux totalement prévisibles et contenant des passages magnifiques, mais sans donner lieu au chef-d'oeuvre à chaque fois. Dans ce genre de morceau, c'est embêtant quand l'originalité n'est pas au rendez-vous. "Budapest" et "Mountain Men" sont les seuls morceaux à s'apparenter à du progressif. A partir de là, soit on écoute le skeud tranquille en faisant abstraction de son influence envahissante, soit on passera rapidement à autre chose !




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